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"Cette initiative vise à renforcer la coopération entre les acteurs économiques du nord et du sud du pays", indique le Palais.

Le roi Philippe lance une mission économique interrégionale de deux jours avec 40 dirigeants d'entreprises en Flandre et en Wallonie

Pas de mission économique à l’étranger cette fois pour le roi Philippe, mais un déplacement de deux jours dans des entreprises en Wallonie et en Flandre. Dans son sillage, il emmène 40 dirigeants d’entreprises. Objectif : renforcer les contacts économiques entre les régions. "La Belgique peut faire mieux sur le plan économique".

Eric Steffens
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Avec des étapes ce mardi chez Odoo, IBA, DEME Environnement et Sonaca côté wallon, et demain chez Renson, Barco et VPK, le roi et 40 dirigeants d’entreprises belges — 20 flamands et 20 wallons — ont un programme chargé devant eux. L’organisation est le fruit d’une étroite collaboration entre les organisations patronales flamande et wallonne Voka et AKT.

"C’est une collaboration qui s’est mise en place à la demande du Palais", souligne Eric Laureys, porte-parole du Voka. "Le Roi cherche à mieux comprendre les évolutions de l’économie et de la société. Le fait que cela se fasse entre les Régions est plutôt une illustration du poids économique croissant des entités fédérées."

Selon Eric Laureys, il existe dans les deux parties du pays de nombreux dossiers économiques sur lesquels le monde politique, mais aussi les entrepreneurs, pourraient peser davantage. "Que l’on pense aux changements climatiques : tant en Flandre qu’en Wallonie, de grandes entreprises y sont confrontées. Une meilleure coopération pourrait peut-être déboucher sur quelque chose."

La Flandre et la Wallonie sont complémentaires

La coopération semble d’ailleurs être le maître mot de cette mission. Et il y a encore de la marge en la matière. D’autant que la Flandre et la Wallonie sont complémentaires à bien des égards, souligne le Voka. "Là où la Wallonie dispose d’espace et de main-d’œuvre qui font actuellement défaut en Flandre, celle-ci offre une expertise, une capacité d’investissement et des atouts logistiques dont la Wallonie peut pleinement bénéficier."

Cela se reflète aussi dans les thèmes abordés durant le déplacement. "Le Roi a indiqué qu’un certain nombre de sujets lui tiennent particulièrement à cœur", précise encore Eric Laureys. "On pense à l’apprentissage en alternance, à la croissance de la productivité grâce à l’IA, à la mobilité interrégionale de la main-d’œuvre et à la durabilité."

Quand la mission sera-t-elle considérée comme un succès ? "Lors des missions à l’étranger, on mesure souvent cela au nombre de contrats conclus. Mais ici, il s’agira davantage de nouer des contacts personnels. À cet égard, c’est déjà un succès : de nombreux dirigeants ont facilement dit “oui” et libéré deux jours dans leur agenda."

"L’idée, c’est que la Belgique peut faire mieux sur le plan économique. Et pour cela, il faut commencer par mieux se connaître."

Voici les entreprises visitées par le Roi

Jour 1 :

  • Odoo (Louvain-la-Neuve), éditeur de logiciels de gestion d’entreprise

  • IBA (Louvain-la-Neuve), fabricant d’équipements pour le diagnostic et le traitement du cancer

  • DEME Environnement (Farciennes), spécialiste du recyclage de sols contaminés, gravats, boues et sédiments de dragage

  •  Sonaca (Gosselies), fabricant de composants aéronautiques 

  Jour 2 :        

  • Renson (Kruisem), spécialiste des protections solaires, des pergolas et de la ventilation

  • Barco (Courtrai), fabricant d’écrans et de technologies d’imagerie

  • VPK Packaging (Erembodegem), fabricant d’emballages en carton durables

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"Je suis très enthousiaste", déclarait le roi Philippe au début de la mission

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