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Le kit d'urgence doit notamment contenir de l'eau et quelques vivres pour 3 jours

Le Centre national de crise lance une campagne incitant les Belges à préparer un kit d'urgence pour 72 heures

Constituer une trousse d'urgence pour pouvoir tenir de façon autonome 72 heures et connaître les sources d'information officielles sont deux recommandations clés de la nouvelle campagne lancée par le Centre national de crise pour préparer les citoyens aux éventuelles situations d'urgence. Celles-ci peuvent survenir "n'importe où et n'importe quand", précise le Centre de crise, tout en soulignant qu’il ne veut pas semer la panique.

Anne François Belga
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Face aux tensions géopolitiques imprévisibles et aux catastrophes climatiques, nombreux sont ceux qui cherchent à se préparer aux imprévus. Le conseil de constituer une trousse d'urgence a donc été évoqué à plusieurs reprises ces dernières années. Désormais, le gouvernement fédéral recommande officiellement ce type de préparation. Une telle trousse contient notamment de l'eau et des aliments pour trois jours, une lampe torche et une radio d'urgence à piles.

"Avoir de l'eau, quelques denrées non périssables, un stock de médicaments, des lampes de poche. Ce n'est pas quelque chose de dramatique ni d'anxiogène, c'est simplement être prêt. En cas de danger, la meilleure chose à faire est souvent de ne pas bouger de chez soi", expliquait ce mardi le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin dans les colonnes de la presse francophone.

Même en dehors d’une situation d'urgence, il est toujours bon d'être préparé, soulignait également le ministre au micro de l’émission "De Ochtend" (Radio 1) de la VRT. "Nous manquons d'une culture de la sécurité dans notre pays. Nous devons prendre conscience que nous ne vivons plus dans le même monde qu'il y a 20 ans. Nous l'avons vu à Gaza et en Ukraine, mais cela concerne aussi les catastrophes naturelles, par exemple. Et espérons que nous n'aurons jamais à y faire face."

Bernard Quintin rappelait que la Belgique est confrontée depuis plusieurs années à une menace et à des attaques hybrides, qui touchent par exemple des services informatiques publics ou des d'hôpitaux. Il y a cinq ans, elle a également subi des inondations d'une ampleur inédite. "Que chaque citoyen prenne ses responsabilités et se dise, si par extraordinaire je dois rester avec ma famille durant trois jours à la maison, j'ai de quoi tenir durant ces trois jours".

Le ministre de l'Intérieur Bernard Quintin au micro de Radio 1

La campagne "Préparés ensemble"

Avec une campagne baptisée "Préparés ensemble" ("Samen voorbereid" en néerlandais), le Centre national de crise veut renforcer la résilience des Belges. Car les situations d'urgence peuvent survenir "n'importe où et n'importe quand", rappelle-t-il. Il est donc essentiel que les citoyens s'impliquent aux côtés des autorités et des services d'urgence. "La sensibilisation et la préparation de la population" sont essentielles pour pouvoir réagir le plus efficacement possible aux urgences.

L'objectif est d'inculquer à chaque Belge les bons réflexes. Pour ce faire, le Centre de crise met en place différentes phases. La première phase est entièrement consacrée à la recherche rapide des informations pertinentes en cas d'urgence. On peut citer le système BE-alert, auquel il est possible de s'inscrire, les canaux de communication locaux et le site web du Centre de crise. "En cas de catastrophe, chacun doit savoir où trouver des informations fiables", déclare le porte-parole du Centre de crise. "Dans ces moments-là, les fausses informations se propagent rapidement, et certains tentent même d'en tirer profit."

La campagne sera constamment enrichie pour inclure d'autres thématiques, comme les risques nucléaires. Le Centre national de crise estime important de privilégier un réseau local afin d'être au plus près de la réalité quotidienne. Il souligne lui aussi que l'objectif n'est pas de semer la panique. "Nous prodiguons des conseils en cas d'urgence depuis des années, afin que chacun soit aussi bien préparé que possible et que les services d'urgence puissent se concentrer sur les personnes les plus vulnérables."

Le Centre de crise national

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