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D'ici 2030, la Ville de Bruxelles veut créer 10 hectares de terres agricoles supplémentaires

La Ville de Bruxelles souhaite créer 10 hectares de terres supplémentaires pour l'agriculture professionnelle d'ici moins de quatre ans. Elle soutient également les petits potagers urbains, y privilégie la culture des légumineuses et souhaite que 50 % des fruits et légumes achetés sur son territoire soient issus de la production locale. Autant d’objectifs qui sont repris dans sa nouvelle "Stratégie pour une agriculture urbaine", présentée lundi soir au conseil communal.

BRUZZ Anne François
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La Ville de Bruxelles veut soutenir les entrepreneurs agricoles en exploitant des terres arables supplémentaires situées sur son territoire communal ou sur des terrains qui lui appartiennent. Les services municipaux vont donc recenser tous les sites éligibles.

Au total, l'administration souhaite libérer 10 hectares supplémentaires – soit l'équivalent de 15 terrains de football – de terres agricoles d'ici 2030. La superficie totale actuellement utilisée pour l'agriculture sur le territoire ou les propriétés de la Ville de Bruxelles est estimée entre 13 et 15 hectares.

Sur ces terres, une attention particulière sera portée à la culture des légumineuses. Ces aliments sont non seulement nutritifs, mais ils nécessitent également peu d'eau et sont assez résistants aux effets du réchauffement climatique.

"De plus en plus de citadins s'interrogent sur la provenance de leurs aliments et souhaitent contribuer eux-mêmes à un système alimentaire plus durable. La Ville de Bruxelles entend jouer un rôle de pionnier en la matière", confirme l’échevin chargé du Climat, Frederik Ceulemans (photo).

L'échevin de la Ville de Bruxelles Frederik Ceulemans

Produits agricoles locaux

Les produits agricoles cultivés localement devront être acheminés le plus efficacement possible vers le marché bruxellois et vers Brusselse Keukens, l'association sans but lucratif de la Ville qui fournit notamment des repas aux services municipaux. Le but étant qu'au moins 50 % des fruits achetés soient d'origine locale.

Par ailleurs, la Ville souhaite aménager de nouveaux potagers et multiplier les arbres fruitiers dans les espaces publics. Elle souhaite également étudier les possibilités de pratiquer l'agriculture hors des grands espaces, par exemple sur les toits ou dans les caves.

"L'agriculture urbaine, c'est bien plus que de la simple production alimentaire locale", explique l'échevin libéral Frederik Ceulemans. "Elle crée aussi des lieux de rencontre et favorise le lien social. De ce fait, notre conscience écologique croît. De plus en plus de citadins s'interrogent sur la provenance de leurs aliments et souhaitent contribuer à un système alimentaire plus durable, pour le bien de l'environnement et de leur santé. La Ville de Bruxelles entend jouer un rôle de pionnier dans ce domaine".

Cet article provient de la rédaction de BRUZZ. Retrouvez d’autres articles sur Bruxelles sur www.bruzz.be .

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