Grâce à une restauration complète, le carillon historique de Tirlemont (Brabant flamand) sonnera bientôt à nouveau comme au 18e siècle. Le ministre flamand du Patrimoine immobilier, Ben Weyts, a annoncé samedi qu’il débloquait plus d'un million d'euros pour le carillon Witlockx du 18e siècle installé dans l'église Saint-Germain de la ville surtout connue pour sa raffinerie de sucre. Ce carillon est en effet unique : il n’en existe qu’un autre exemplaire au monde, dans la ville portugaise de Mafra. Samedi, Tirlemont prenait congé temporairement de ses cloches.
La Flandre investit 1 million d'euros dans la restauration du carillon historique de Tirlemont, unique au monde
Ce carillon, fabriqué en 1723 par le fondeur de cloches anversois Willem Witlockx, est extrêmement rare : il n'en existe que deux exemplaires au monde, à Mafra au Portugal et celui de Tirlemolnt. Avec ses 54 cloches et un poids total d'environ 7 tonnes, il est l'un des plus grands de Belgique.
En raison de l'usure et d'interventions antérieures, une partie de sa sonorité originelle a été altérée. La restauration prévue vise à lui redonner cette sonorité du 18e siècle. Outre la réparation des cloches, le mécanisme sera également remis à neuf et le système de lecture automatique des mélodies tous les quarts d'heure est en cours de restauration.
Dans le même temps, le clocher de l’église Saint-Germain sera réaménagé afin d'améliorer l'expérience sonore des visiteurs. La chambre des cloches, la salle des claviers et différents étages du clocher seront rendus plus accessibles. Les travaux débuteront dès que possible et devraient s'achever fin 2028. Le coût total de cette remise à neuf est estimé à 1,17 million d'euros.
Samedi soir, la quatrième édition du Cantus du carillon a eu lieu sur la place du marché de Tirlemont (Tienen Veemarkt). Le ministre Ben Weyts, accompagné du bourgmestre Jonathan Holslag et de l'échevin à la Culture Gijsbrecht Huts, y a fait symboliquement ses adieux aux cloches. Celles-ci resteront en service jusqu'à l'automne, avant d’être temporairement transférées dans une fonderie pour y être restaurées.
Selon Ben Weyts, cette restauration est essentielle à la préservation du patrimoine flamand. « Ce type de patrimoine fait vivre notre histoire et occupe une place particulière dans le cœur de nombreuses personnes », déclarait le ministre du Patrimoine. Grâce à cet investissement, la Flandre entend préserver l'un des derniers carillons historiques non restaurés du pays.
La ville de Tirlemont veut redonner au carillon sa sonorité et sa splendeur d'antan, contribuant ainsi au développement de la culture du carillon pour les générations futures.

