La section de Termonde du parquet de la jeunesse de Flandre orientale a organisé le 8 avril dernier une journée thématique consacrée à la possession d'armes chez les mineurs d'âge. Cette initiative fait suite à de récents cas d'agressions à l'arme blanche entre jeunes qui ont nécessité l'intervention du juge de la jeunesse. Le parquet entendait non seulement agir mais aussi prévenir ce phénomène. Douze mineurs interpellés en possession d'armes prohibées ont été convoqués à une réunion au parquet de Termonde. "Avec leurs parents, les jeunes ont été informés des dangers liés aux armes et de la législation en vigueur, ce qui les a marqués", expliquait Lisa De Wilde du parquet.
Le parquet de la jeunesse de Termonde s'attaque à la possession d'armes par les mineurs : 12 jeunes et leurs parents convoqués
Au total, seize dossiers concernant des mineurs âgés de 13 à 18 ans ont été traités. Dix jeunes, accompagnés de leurs parents, ont été convoqués pour un rappel à l'ordre. Deux mineurs ont fait l'objet de mesures de la part du parquet et doivent se conformer à des conditions ou élaborer un projet de réinsertion. Un jeune est convoqué devant le tribunal de la jeunesse et trois autres ont reçu un avertissement écrit.
La possession d'armes est un phénomène qui augmente au sein de la jeunesse. Leur usage reste relativement exceptionnel, mais le parquet souligne les risques liés aux comportements impulsifs et à la banalisation de la violence. Les dossiers traités concernaient l'usage de couteaux, d'un coup de poing américain, d'un couteau à cran d'arrêt et d'un fusil à air comprimé. Trois jeunes ont aussi provoqué un incendie le soir du Nouvel An à l'aide d'un cocktail Molotov artisanal. Le parquet insiste dès lors sur l'importance d'une approche précoce et cohérente.
Les jeunes portent de plus en plus souvent des armes
Les mineurs sont de plus en plus nombreux à porter des couteaux, des poings américains ou des répliques d'armes très réalistes. Les écoles, la police et le parquet ont constaté ce phénomène. "Souvent, ces jeunes portent des armes comme symbole de statut social ou pour se sentir plus en sécurité dans la rue", indique le parquet.
"Ils font preuve d'une grande imagination pour justifier le port d'un couteau : couper du pain, bricoler un cyclomoteur…", explique Lisa De Wilde, du parquet de Flandre orientale. "Mais ces excuses ne constituent pas un motif légitime pour porter un couteau. L'autodéfense n'en est pas un non plus et crée un faux sentiment de sécurité", souligne-t-elle.
"Heureusement, les cas où des mineurs exhibent un couteau, ou pire encore s'en servent, sont plutôt exceptionnels", précise Lisa De Wilde. "Néanmoins, cela n'est pas sans risques, car les jeunes réagissent souvent de manière impulsive et sont incapables d'évaluer correctement les conséquences de leurs actes."
