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La maison de transition de Hamme est la quatrième de Flandre et la cinquième de Belgique.

Une maison de transition ouverte à Hamme pour accompagner la réinsertion sociale de détenus

Une nouvelle maison de transition destinée à des détenus qui arrivent à la fin d’une longue peine a ouvert ses portes à Hamme, en Flandre orientale. Une quinzaine de personnes peuvent y préparer leur réinsertion sociale à l'issue de leur peine. Une équipe de dix personnes assure un accompagnement intensif 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Il comprend l'aide à la recherche d'un emploi et de loisirs, le soutien à la gestion financière et la reconstruction du réseau social des détenus.

Anne François Greet Swimberghe
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La maison de transition de Hamme est une structure résidentielle à taille humaine gérée par la Fondation De Kansenfabriek. Elle vise à faciliter la réinsertion sociale des détenus grâce à un accompagnement intensif assuré par une équipe de dix personnes. Celles-ci aident les quinze détenus à trouver un emploi, à développer des loisirs enrichissants et à se constituer un réseau social.

Quelques détenus qui ont purgé une longue peine peuvent intégrer le foyer de transition de Hamme. "Par définition, il s'agit souvent de personnes coupées de la société, dont les liens sociaux sont rompus, éloignées du marché du travail depuis longtemps et qui n'ont plus de réseau", explique la coordinatrice Leen Muylkens.

"La sélection des résidents se fait sur le critère d’un besoin réel d'aide, mais aussi sur base de leur motivation pour reconstruire leur vie et sur leur capacité à s'intégrer en toute sécurité dans ce régime ouvert". Les détenus condamnés pour des infractions terroristes ou des délits à caractère sexuel ne sont pas éligibles à la maison de transition. Selon leur dossier, les détenus y séjourneront en moyenne de 8 à 10 mois.

Pour Leen Muylkens, les maisons de transition sont essentielles : "Sachant que 99 % des détenus seront un jour libérés, nous devons, en tant que société, nous interroger sur la manière dont nous souhaitons les accueillir. L'impact de leur peine ne doit pas être sous-estimé", conclut-elle. "Si vous aviez le choix, ne préféreriez-vous pas quelqu'un qui a repris sa vie en main ? La manière dont il/elle revient dans la société et sa sécurité ne sont donc pas des détails négligeables".

Communication avec les riverains de Hamme

Il existe actuellement cinq maisons de transition en Belgique : à Malines, Louvain, Enghien, Gentbrugge et Hamme. Leen Muylkens y voit des expériences majoritairement positives. "La plupart des participants réintègrent la société avec un logement et un emploi. Ils ont également appris à vivre ensemble et à contribuer positivement à la société. Nous observons qu’ils sont désormais autonomes."

Après leur séjour, les anciens détenus restent souvent en contact avec la maison de transition ou font l’objet d’un suivi pendant un certain temps. "Nous savons qu’ils s’en sortent bien."

Néanmoins, des améliorations sont encore possibles. "Avant tout, il faut davantage de ces maison. Cinq, c’est vraiment insuffisant. Il s’agit parfois aussi de trouver un terrain d’entente avec la population locale. Celle-ci est souvent sceptique quant à l’implantation d’une maison de transition dans son quartier. Il ne faut pas oublier que ces anciens détenus viennent vivre dans leur village. C’est pourquoi nous veillons à une bonne communication, nous organisons des réunions d’information et les habitants peuvent toujours venir nous poser des questions", précise Leen Muylkens.

Un projet nécessaire aussi dans les petites communes

Le choix de Hamme par la Fondation De Kansenfabriek n'est pas anodin. "Nous voulons ainsi démontrer que l'intégration n'est pas la seule responsabilité des grandes villes", explique Muylkens. "Les petites communes et les villages ont également un rôle important à jouer. Hamme est une véritable pionnière et nous espérons que d'autres communes suivront son exemple."

La bourgmestre de Hamme, Lotte Peeters, soutient pleinement la décision de créer un centre d'accueil temporaire dans sa commune, à la Slangstraat. "Cela permet de libérer des places en prison et, en tant que collectivité locale, de contribuer à la lutte contre la surpopulation carcérale."

Leen Muylkens de la Fondation De Kansenfabriek présente la maison de transition à la ministre de la Justice Annelies Verlinden, à la bourgmestre Lotte Peeters et à la gouverneure de Flandre orientale Carina Van Cauter.

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