Chris Vanhaverbeke (photo), qui est actuellement en détention provisoire pour le meurtre de ses deux filles Maud (8 ans) et Ona (5 ans) et la tentative de meurtre de son ex-femme en 2022, aurait tenté depuis sa cellule de faire assassiner cette dernière. C'est ce que rapporte le quotidien Het Nieuwsblad, qui aurait interrogé deux codétenus. L'avocat de l’ex-épouse confirme qu'une enquête est en cours. Il plaide pour un isolement accru de détenus qui restent dangereux même depuis leur cellule.
L'agriculteur qui a tué ses deux filles aurait tenté d'engager un tueur à gages depuis la prison pour assassiner son ex-épouse
Le cultivateur de pommes de terre originaire de Waardamme (Flandre occidentale), Chris Vanhaverbeke, est actuellement en détention provisoire. Il est soupçonné du meurtre de ses filles Ona et Maud, âgées de 5 et 8 ans, et de la tentative de meurtre de son ex-femme. Les faits remontent à 2022. Il sera jugé ultérieurement devant la cour d'assises.
Il semblerait désormais qu'il ait également planifié un attentat contre son ex-épouse depuis sa prison. Selon le quotidien Het Nieuwsblad, le suspect aurait cherché un tueur à gages par l'intermédiaire de deux codétenus. Ces derniers auraient eu des contacts à l'extérieur de la prison. La police a déjoué le complot après une perquisition dans sa cellule.
L'avocat Kristiaan Vandenbussche, qui représente l'ex-épouse de Vanhaverbeke, confirme que la police de Bruges a récemment interrogé sa cliente. "Il semblerait que son ex-mari ait commandité un meurtre depuis la prison, ou du moins ait tenté de le faire, une tentative déjouée par la police", déclare-t-il.
Le parquet de Flandre occidentale confirme qu'une enquête est en cours. L'homme a également déjà été interrogé.
Condamné par le passé
Ce n'est pas la première fois que cet homme harcèle son ancienne épouse depuis sa cellule. "Il y a quelque temps, il l'a déjà harcelée depuis la prison. Il a depuis été définitivement condamné pour ces faits."
"La situation est très difficile pour ma cliente. Elle a perdu ses deux enfants et a elle-même échappé de justesse à la mort. Aujourd'hui, elle ne se sent plus en sécurité, bien que son ex-mari soit en prison. Elle doit prendre des mesures de sécurité à son domicile. Elle est suivie par un psychologue et un médecin. Son traumatisme est de nouveau très vif", explique Me Kristiaan Vandenbussche.
L'avocat plaide donc pour des mesures plus strictes concernant les détenus qui représentent un danger, même depuis leur cellule. Il cite l'exemple du système italien, où un juge ou un jury peut imposer une période d'isolement cellulaire en plus de la peine principale. "Quand les quatre murs de la prison ne suffisent plus, il faut créer une prison dans la prison", déclare Vandenbussche. Il appelle les responsables politiques à instaurer une telle mesure en Belgique également.
