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Une délégation du CD&V a trinqué au "plan d'action pour les cafés", aux côtés de Kaatje, gérante du café De Waerd à Genk.

Le CD&V veut sauver les bistrots populaires flamands de la disparition grâce à un "plan d'action pour les cafés"

Quatre cafés sur dix ont dû fermer leurs portes en Flandre au cours des quinze dernières années. Un chiffre alarmant, estime le CD&V, qui souhaite dès lors garantir la présence d’un bistrot local dans chaque commune grâce à un "plan d’action pour les cafés".

Eric Steffens
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Entre 2010 et 2024, plus de 4.100 cafés et bistrots ont définitivement baissé le volet en Flandre, soit une réduction de 40% en l'espace de quinze ans. C’est la raison pour laquelle les parlemenatires flamands Toon Vandeurzen, Kris Declercq et An Christiaens ont élaboré un "plan d’action pour les cafés" sous la forme d’une note d'orientation. Ils l’ont présenté ce matin au café De Waerd à Genk (Limbourg).

"Boire un café ou une bière dans un bistrot local constitue un rempart contre la solitude et fait partie de notre culture populaire flamande", explique An Christiaens. "Le café flamand rassemble les gens et les générations. Il fait partie de notre culture, il est donc important de préserver cette tradition."

"Les cafés populaires font partie de la culture flamande et nous ne voulons pas les voir disparaître", insistent les députés à l'origine de ce projet qui s'inscrit dans le plan plus large, dit "Big Five", du CD&V.

Afin de soutenir la vie et l'économie locale dans les différentes communes flamandes, le parti souhaite y préserver la présence de boulangers, de bouchers, de distributeurs de billets, de petites supérettes ainsi que d'un bistrot au moins.

Une "clause café" dans le bail commercial

Pour donner davantage de marge de manœuvre aux exploitants de cafés, le CD&V souhaite introduire une "clause café" dans la législation sur les baux commerciaux. Cette loi prévoit actuellement un cadre général pour les contrats de location commerciale, mais laisse souvent les petits cafés dans une position plus fragile.

En raison de la hausse des coûts, d’une flexibilité limitée des contrats et d’une protection insuffisante en cas de crise, leur survie se retrouve sous pression.

Toon Vandeurzen, An Christiaens et Kris Declercq ont présenté leur plan d'action pour la défense des cafés flamands.

Contrats de maximum trois ans

Le parti démocrate chrétien flamand plaide également en faveur de contrats de démarrage flexibles : un bail commercial allégé d’une durée maximale de trois ans, assorti de garanties réduites et de modalités de résiliation simplifiées, afin d’abaisser le seuil d’accès pour les entrepreneurs horeca débutants. Les cafetiers devraient en outre bénéficier d’un droit de préemption en cas de vente du bien, tandis que le droit au renouvellement devrait être renforcé.

Par ailleurs, le CD&V souhaite qu’un café puisse être reconnu à la fois comme patrimoine matériel et immatériel. An Christiaens précise : "Il s’agit tant de l’intérieur que de l’extérieur. Si un café populaire obtient cette reconnaissance, il peut également prétendre à des primes au patrimoine. Celles-ci peuvent être utilisées pour entretenir et améliorer la façade ou l’intérieur, ce qui contribue à assurer la pérennité de l’établissement."

Un soutien venu d’en haut

Kaatje, gérante du café populaire De Waerd à Genk, avait mis son établissement à disposition des responsables politiques pour la présentation de leur plan. "Je suis soulagée de constater que des mesures sont prises au niveau supérieur pour soutenir les établissements horeca", confie-t-elle. "Nous avons dû faire face à l’interdiction de fumer, à la crise du covid et à une crise économique. Pourtant, fermer n’est pas une option : c’est une passion et un mode de vie, et j’espère que d’autres continueront à trouver cette passion pour poursuivre l’activité."

"Les cafés sont des lieux où l’on peut répondre à différents besoins, qu’il s’agisse de faire une plaisanterie ou d’y mener une conversation plus profonde", poursuit-elle. "C’est quelque chose qui doit perdurer, mais cela n’est possible qu’avec un soutien venu d’en haut."

Après les vacances de Pâques, le trio prévoit de déposer sa note sur le plan d'action pour les cafés au Parlement flamand.  

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