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Des patrouilles mixtes de militaires et policiers présentes dès ce vendredi dans les gares et métros bruxellois

C'est ce 3 avril que les militaires (re)feront leur apparition dans les gares et métros de la capitale, des années après que ce tableau soit devenu habituel dans la foulée des attentats de Zaventem et Bruxelles il y a 10 ans. Dans un premier temps, cela concernera "45 équivalents temps plein" du côté de la Défense, qui seront engagés dans des patrouilles mixtes avec des policiers, a indiqué ce vendredi matin le ministre de l'Intérieur Bernard Quintin. L'identification, la fouille et l'arrestation des personnes restent du ressort de la police. Les soldats joueront un rôle de soutien.

Anne François Belga
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Il y aura ensuite "une montée en puissance au fur et à mesure de la mise en place du système", précisait le ministre, notamment sur Radio 1. "Dans un premier temps", c'est toujours la police qui a la compétence d'effectuer par exemple un contrôle d'identité. Les militaires agiront "en soutien", en grossissant la patrouille, en protégeant les policiers qui sont en action. Les patrouilles mixtes sont "sous l'autorité de la police".

"Nous travaillons pour le moment sur base d'un protocole pour Anvers et un protocole pour Bruxelles, en plus de l'article 111 de la loi sur la police intégrée, qui a permis de placer des militaires en protection statique dans certains lieux", précisait le ministre de l’Intérieur.

Parallèlement, "nous travaillons à un nouveau codex", qui doit préciser de quelle manière les militaires pourraient intervenir à l'avenir. Si tout va bien, ce nouveau texte légal fera en sorte qu'on ne doive "plus travailler sur base de protocoles", ajoutait-il. C'est sur base de ce futur codex que le déploiement de militaires devrait se faire, le cas échéant, dans d'autres villes, estime Bernard Quintin.

L'objectif est "d'avoir du bleu et du kaki dans les gares et stations de métro": "ce sont des foyers d'insécurité et des lieux de grand passage. Nous allons y montrer et démontrer que l'on travaille à la sécurité de tous nos citoyens et de ceux qui viennent visiter notre pays", concluait le ministre de l’Intérieur.

Les syndicats parlent d'une "mesure provisoire", et la police locale n'est guère enthousiaste. Elle plaide avant tout pour un renforcement des effectifs. "Depuis le début de mon mandat, je fais tout ce qui est possible pour renforcer la police et recruter davantage d'agents, mais c'est un travail de longue haleine", répondait Bernard Quintin.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Quintin

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