Le long du chemin de halage entre Menin et Comines, deux villes frontalières belges situées en Flandre occidentale, plusieurs îlots sont visibles. Ils se sont formés à partir de l’accumulation de sédiments et n’ont, en réalité, aucune fonction. L’Eurométropole Lille–Kortrijk–Tournai souhaite aujourd’hui leur donner une nouvelle utilité. Il s’agit d’une coopération européenne qui réunit des autorités locales françaises et belges. Les citoyens sont invités à donner leur avis sur l’avenir de ces îlots.
Quel futur pour les îlots sur la Lys, un projet transfrontalier veut leur offrir une nouvelle affectation avec l’avis des citoyens
La Lys est une rivière partagée entre la France et la Belgique. Ses îlots et anciens méandres sont des espaces naturels singuliers, au cœur de paysages et d'usages transfrontaliers.
Des îlots physiquement rattachés à un pays mais appartenant juridiquement à un autre, cela existe. C’est le cas sur la Lys où, lors de la canalisation du fleuve, plusieurs îlots et anciens méandres (bras morts) ont été créés. Cette configuration transfrontalière soulève des questions concrètes de gestion, d’entretien et d’aménagement.
Si vous empruntez, côté français, le chemin de halage de la Lys à Menin pour rejoindre Wervik à vélo, vous traversez, au niveau de Bousbecque, un petit pont. Vous vous trouvez alors brièvement sur un îlot de la Lys situé en territoire belge.
Ce petit espace vert est né de dépôts de sédiments. "Ce sont des îlots de boue créés lors du redressement de la Lys", explique le bourgmestre de Wervik, Your Casier (Vooruit). "Certains îlots jouxtent la Flandre tout en étant en territoire français, et inversement. Au total, il y en a 14 entre Armentières et Menin. Ils n’ont aucune fonction."
14 îlots concernés
L’objectif est de signer, fin juin, une déclaration d’intention transfrontalière réunissant toutes les villes et communes concernées, ainsi que plusieurs partenaires comme l’Eurométropole Lille–Courtrai–Tournai, afin de faciliter la gestion de ces espaces singuliers et recueillir les contributions des habitants sur leur devenir.
Car les citoyens auront aussi leur mot à dire, jusqu’au 15 mai, ils pourront soumettre leurs idées via une plateforme numérique .
"Chaque îlot a une taille différente", précise le bourgmestre de Wervik, Your Casier (Vooruit). "On y trouve surtout des arbres et des plantes qui y ont poussé naturellement, sans plantation artificielle. Ce que l’on pourrait y faire ? Des chemins de promenade, des pistes cyclables ou des espaces verts pour pique-niquer. Mais nous laissons la créativité à nos habitants."
Cette démarche est soutenue par le programme européen b-Solutions.
