À Gand, une trentaine de personnes suivent une formation de "gestionnaire des cours d’eau" (beekmeester). Elles effectueront, dans toute la Flandre orientale, des mesures et des comptages pour le compte de la province. Chacun choisit un ruisseau de son propre secteur afin de l’étudier. D’autres formations suivront : l’objectif est de déployer au total 180 gestionnaires des cours d’eau.
La Flandre orientale forme des bénévoles pour étudier la qualité de l’eau des petits cours d’eau
La qualité de l’eau des grands cours d’eau en Flandre s’améliore progressivement ces dernières années. C’est ce qui ressort des mesures de l’Agence flamande de l’environnement (VMM). Cette tendance vaut probablement aussi pour les petits ruisseaux. Pour en avoir le cœur net, la province de Flandre orientale souhaite, en collaboration avec des bénévoles, collecter des données dans des cours d’eau répartis sur tout son territoire.
Le projet a débuté l’an dernier avec environ 80 "gestionnaires des cours d’eau". La province passe désormais à la vitesse supérieure et en recherche deux fois plus. Des formations sont organisées à Gand afin de préparer les candidats. Les mesures auront lieu au printemps et en été.
Lors de la formation, les "gestionnaires des cours d’eau" reçoivent des explications sur les fiches d’observation qu’ils emportent lors de leurs sorties sur le terrain. Des groupes sont constitués de personnes habitant à proximité les unes des autres, afin de partir ensemble et de garantir la sécurité. L’objectif est en effet que les bénévoles s’aventurent dans les ruisseaux équipés de combinaisons étanches couvrant les jambes.
Capturer de petits organismes aquatique et prélever des échantillons
"L’accent de ce projet est mis sur les petits ruisseaux. Les groupes choisissent eux-mêmes un cours d’eau à surveiller. Ils doivent sortir au moins une fois, mais peuvent le faire plus souvent. Tout le matériel nécessaire se trouve dans un kit d’étude pratique", explique Mechtild Zoeter Vanpoucke du Centre provincial de recherche environnementale (PCM).
Les "gestionnaires des cours d’eau" recensent les animaux vivant dans les ruisseaux. "Nous capturons de petits organismes aquatiques, comme des larves d’insectes ou des petits crustacés (gammares). Ils sont sensibles à la pollution et renseignent ainsi beaucoup sur la qualité de l’eau", précise-t-elle.
Les bénévoles prélèvent également des échantillons pour analyser la composition de l’eau. "Nous pouvons ainsi déterminer, par exemple, la teneur en nitrates." La structure du ruisseau est aussi étudiée : serpente-t-il ou est-il rectiligne ? Les berges sont-elles abruptes ou en pente douce ?
Un entraînement dans de véritables ruisseaux
La formation comprend deux volets. Le matin, les futurs "gestionnaires des cours d’eau" reçoivent un enseignement théorique. Des spécialistes du PCM expliquent le contenu de la boîte de recherche et son utilisation. L’après-midi, les participants se rendent sur le site d'un ruisseau à Gand pour mettre en pratique leurs connaissances.
