Le tribunal de Leeuwarden, aux Pays-Bas, a condamné un jeune adolescent pour la préparation d'une attaque terroriste visant le Parlement flamand à Bruxelles et la base aérienne militaire néerlandaise de Deelen, près d’Arnhem, en 2024. Il n’avait que 12 ans lorsqu’il a élaboré ses projets. Le jeune doit être pris en charge par le Centre national de lutte contre l'extrémisme et une peine de prison avec sursis lui a été infligée, rapportent ce mercredi des médias néerlandais.
Un tout jeune adolescent condamné aux Pays-Bas pour avoir planifié un attentat contre le Parlement flamand
Originaire de la province néerlandaise de Frise, l’adolescent avait créé en 2023 un groupe Telegram qu’il animait et au sein duquel il appelait à commettre des attentats terroristes. Il aurait également proposé de l'argent à quelqu'un de ce groupe pour commettre un attentat à la bombe au sein du Parlement flamand à Bruxelles. Le projet n’a pas abouti parce que la personne concernée n'a plus réagi aux messages du jeune par la suite.
Il était également question d'un attentat contre une base aérienne militaire près d'Arnhem, dans l'est des Pays-Bas.
Selon le tribunal de Leeuwarden, en Frise, le jeune adolescent est un partisan de l'idéologie d'extrême droite. Il voulait semer le chaos afin de déclencher une "guerre raciale et de remplacer la démocratie par un État ethnique blanc", indique le verdict. On ignore pourquoi il souhaitait également frapper en Belgique.
Selon ses propres dires, le garçon - incapable de parler de ses idées avec les personnes de son entourage - a créé des groupes en ligne pour échanger avec des personnes partageant les mêmes idées. Il n'a pas pu récupérer son téléphone portable.
Infractions graves
Le tribunal néerlandais prend les faits très au sérieux, compte tenu notamment du jeune âge du prévenu. Il n'avait que 12 ans au moment des faits. Il a donc été condamné à trois mois de détention dans un centre pour mineurs, avec sursis, assortis d'une période de probation de deux ans.
Il devra également suivre un traitement au Centre national de soutien contre l'extrémisme, qui accompagne les personnes radicalisées.
