L'ancien dirigeant d'Optima Bank, Jeroen Piqueur, a été condamné mardi à deux ans de détention avec sursis par le tribunal correctionnel de Gand. Le prévenu s'est également vu infliger une amende de 400.000 euros, une confiscation à hauteur de 4,3 millions d'euros, ainsi qu'une interdiction d'exercer sa profession pour une durée de 10 ans. De son côté, l'ancien ministre Luc Van den Bossche écope d'une amende de 3.000 euros avec sursis.
L’ancien dirigeant d’Optima Bank, Jeroen Piqueur condamné à deux ans de détention avec sursis
Selon le tribunal, Jeroen Piqueur "avait agi dans un but lucratif", et présentait une "attitude malhonnête", de même qu'un comportement "détériorant le climat économique".
Optima Bank a fait faillite en juin 2016 et l'ancien dirigeant Jeroen Piqueur, son fils Ruben et sa fille Rebecca ont été mis sous mandat d'arrêt en décembre 2017 par le juge d'instruction de Gand. Jeroen Piqueur a été inculpé pour abus de biens sociaux, blanchiment d'argent, insolvabilité frauduleuse et infraction à la législation bancaire. Le ministère public avait requis à son encontre une peine de cinq ans de prison, la confiscation de 32,8 millions d'euros, une amende de 250.000 euros et une interdiction d'exercer une activité professionnelle pendant dix ans.
Selon les enquêteurs, un montant de 100 millions d'euros aurait été soustrait à la banque belge via des structures étrangères au Liechtenstein, en Suisse, au Luxembourg et aux Pays-Bas. Plusieurs anciens dirigeants d'Optima ont également été poursuivis, dont l'ex-ministre socialiste Luc Van den Bossche. Ce dernier a été CEO d'Optima Bank de 2011 à 2015, avant de devenir président de la société immobilière Optima Global Estate.
Luc Van den Bossche écope d'une amende de 3.000 euros avec sursis
L'ancien ministre socialiste flamand Luc Van den Bossche a été condamné mardi à une amende de 3.000 euros avec sursis par le tribunal correctionnel de Gand, dans le cadre du dossier de la banque gantoise en faillite Optima.
Le ministère public avait requis six mois de prison avec sursis à l'encontre du prévenu, mais le tribunal a estimé que seul l'exercice illégal d'une activité d'agent immobilier avait pu être prouvé.
