L’université de Gand a officiellement mis fin, après approbation par la Commission européenne, à sa participation au projet de recherche européen OSTEONET, dans le cadre duquel elle collaborait avec un partenaire israélien jugé problématique
L'UGent met fin à sa participation à un projet de recherche avec un partenaire israélien
"Étant donné qu'il est clair que la Commission européenne approuve un tel retrait sans imposer de sanctions, nous pouvons désormais prendre des mesures supplémentaires pour tenter de nous retirer également des autres projets encore en cours", a annoncé samedi l'UGent.
L'université a décidé, le 31 mai 2024, de mettre fin aux collaborations en cours avec des partenaires israéliens qui avaient fait l'objet d'un avis négatif de la part de la Commission de la politique des droits de l'homme et de la recherche à double usage (CMDUO).
L'UGent attendait encore un avis formel de la Commission européenne concernant son retrait d'OSTEONET, la Commission devant déterminer si cette résiliation s'est déroulée conformément aux règles ou si elle constitue une rupture de contrat. OSTEONET a pour objectif de mettre en place un réseau de recherche multidisciplinaire autour du développement de modèles cellulaires in vitro en 3D de tissus osseux sains et vieillissants.
L'UGent crée un précédent au sein d'Horizon Europe
"Récemment, la CE a fait savoir qu'elle ne s'opposerait plus au retrait de l'UGent d'OSTEONET. La Commission ne s'est pas prononcée sur le caractère 'irrégulier' ou 'régulier' de cette résiliation. Aucune sanction n'a été infligée à l'UGent dans le cadre de son retrait d'OSTEONET", a indiqué l'université.
L'UGent crée ainsi un précédent au sein d'Horizon Europe (le principal programme de financement de l'UE pour la recherche et l'innovation) et dans le paysage européen de la recherche au sens large.
Il dit saisir cette occasion pour passer à la vitesse supérieure en ce qui concerne la cessation d'autres collaborations avec des "partenaires israéliens problématiques".
