Aller au contenu principal
Le chantier de forage français, à Pontpierre près de Metz.

Après la découverte d'un gisement en Lorraine, la Belgique lance une enquête sur la présence éventuelle d'hydrogène blanc dans ses sols

Le gouvernement fédéral a donné son feu vert ce vendredi pour entamer une mission d’exploration sur la présence possible d'hydrogène blanc dans les sols belges. Cette décision fait suite à la découverte récente d'un important gisement d'hydrogène en France, plus précisément en Lorraine (photo). "La Belgique a potentiellement de l'or blanc sous les pieds", déclarait le ministre fédéral de la Mobilité et du Climat Jean-Luc Crucke.

Anne François Belga
Publié:

Le gisement, découvert dans la région de Metz, contiendrait environ 34 millions de tonnes d'hydrogène, soit l'équivalent de la consommation électrique belge pendant près de 14 ans. D'après les premières analyses, le réservoir s'étend au-delà des frontières, vers la Belgique, le Luxembourg et l'Allemagne.

Le ministre fédéral de la Mobilité et du Climat, Jean-Luc Crucke, estime que la Belgique ne doit pas laisser passer cette opportunité. "Il y a dix mois, on me parlait d'hydrogène blanc comme d'une utopie. Aujourd'hui, c'est une opportunité stratégique que nous devons saisir avec prudence, mais aussi avec détermination et ambition. Dans un contexte géopolitique incertain, chaque source d'énergie locale compte."

"La Belgique possède peut-être de l'or blanc sous ses pieds. Si cette substance est également découverte dans le sol belge, cela changerait la donne", souligne Crucke.

Le site de forage près de Metz

Première évaluation d'ici deux ans

Ce vendredi matin, le ministre fédéral a présenté un mémorandum au Conseil des ministres en vue du lancement d'un programme national d'exploration. Pour la première phase, 1,5 million d'euros seront alloués, provenant des recettes du Système européen d'échange de quotas d'émission (SEQE-1). L'étude, menée par le Service géologique de Belgique, devra aboutir à une première évaluation d'ici deux ans. En fonction des résultats, un financement supplémentaire de 2,7 millions d'euros pourrait être ajouté.

Le programme vise à cartographier le potentiel du sous-sol belge et à identifier les zones susceptibles de faire l'objet d'une exploration plus poussée. Si les résultats sont positifs, cela pourrait constituer la base d'une exploitation future.

Néanmoins, la prudence reste de mise. De nombreuses incertitudes persistent quant à la présence de ces ressources et à la viabilité économique de leur extraction. "Les grandes transitions commencent par des décisions courageuses", a déclaré Jean-Luc Crucke. "Cela pourrait transformer durablement notre modèle énergétique et industriel."

Le ministre fédéral Jean-Luc Crucke

Les plus lus

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5