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L'Ecotron de l'UHasselt est utilisé pour l'un des deux projets de recherche subventionnés

Deux projets de recherche de l'UHasselt sur les rhumatismes et sur le soja reçoivent un subside de 1,6 million d'euros

L’Université de Hasselt (UHasselt) et l’Institut flamand de biotechnologie (VIB) lancent deux projets de recherche portant d’une part sur l’agriculture durable et l’influence du changement climatique sur le soja, et d’autre part sur les soins personnalisés pour les maladies rhumatismales (plus précisément l'influence du microbiote intestinal chez les patients atteints de rhumatismes). Ces deux projets, qui dureront trois ans, bénéficient d’un financement d’urgence du gouvernement flamand et représentent un investissement de 1,6 million d’euros.

Anne François Belga
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Les recherches sur les rhumatismes, baptisées DARWIN, portent sur les personnes atteintes de spondylarthrite, une maladie inflammatoire chronique de la colonne vertébrale et des articulations, qui touche 1 % de la population.

"Nous savons déjà que les patients souffrant de spondylarthrite présentent dans leurs intestins un certain nombre de microbes susceptibles de jouer un rôle dans l'apparition et la progression de la maladie", explique le professeur Pieter Ruytinkx de l'Université de Hasselt. "Nous souhaitons maintenant étudier s'il existe des réactions immunitaires spécifiques contre ces microbes intestinaux qui pourraient influencer l'efficacité d'un traitement."

Le professeur Pieter Ruytinx de l'Université de Hasselt mène des recherches sur des thérapies innovantes contre les rhumatismes.

Nouvelle approche

Ce projet de recherche vise donc à développer une thérapie plus personnalisée grâce à une méthode inédite. "Imaginez-vous vous réveiller tous les matins avec des douleurs dorsales chroniques, sans savoir quel traitement sera efficace", explique Pieter Ruytinkx. "Nous pensons que les microbes intestinaux peuvent contribuer à la solution. C'est une approche totalement nouvelle, car nous allons étudier la réponse immunitaire à ces microbes."

Le second projet sélectionné porte sur l'impact du changement climatique sur l'agriculture, avec une attention particulière portée aux cultures traditionnelles comme le blé et les poires, ainsi qu'au soja, une culture relativement récente en Flandre. Dans les chambres climatiques de l'Ecotron à Maasmechelen (Limbourg), les chercheurs étudient comment ces plantes font face au stress climatique, comme la chaleur et la sécheresse, et comment elles s'y adaptent.

"Nous connaissons déjà beaucoup de choses sur la réaction des plantes au changement climatique", explique la professeure Nadia Soudzalovskia (Université de Hasselt), qui dirigera la recherche avec le professeur Ive De Smet (VIB-UGent). "Mais nous savons peu de choses sur l'interaction entre les plantes, le sol et l'environnement, et sur l'impact de cette interaction sur les émissions de carbone et d'azote. Autrement dit, comment l'écosystème dans son ensemble réagira-t-il au climat futur ? C'est pourquoi nous mettons en place différentes expériences dans l’Ecotron pour cette étude."

La professeure Nadia Soudzlovskaia, de l'Université de Hasselt, codirige la recherche sur les cultures résilientes au climat, notamment le soja.

Le soja, la culture du futur?

Ces études portent sur le poirier, le blé et le soja. Ce dernier, en particulier, a un rôle important à jouer pour l'avenir. "Actuellement, le soja est quasiment absent de la culture en Flandre, or c'est une plante très résistante à la chaleur", explique la professeure Soudzalovskaia. "Cette caractéristique, combinée à sa richesse en protéines, le rend particulièrement adapté à l'agriculture flamande."

De plus, travailler avec le soja présente un autre avantage : "Le soja contient des bactéries fixatrices d'azote, qui exercent une forte influence sur le cycle de l'azote de l'écosystème. En principe, cette influence est positive, mais son évolution dans un contexte de changement climatique reste encore inconnue. Elle pourrait toutefois devenir cruciale pour la politique flamande de l’azote. C'est pourquoi elle occupe une place prépondérante dans nos recherches."

Dans le cadre de cette étude, de nouvelles variétés de soja, dont les chercheurs supposent qu’elles sont mieux adaptées au climat flamand, sont testées. "Nous allons les exposer, à l’Ecotron, au sol flamand et au futur climat de Flandre", conclut la professeure Nadia Soudzalovskia.

Une culture de soja

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