De plus en plus de Belges combinent deux emplois. En 2025, un nombre record de 315.000 personnes occupées avaient un second travail, soit 6,1% de la population en activité professionelle, selon des chiffres publiés ce mercredi par Statbel.
Le pourcentage de personnes ayant deux emplois est quasi identique pour les hommes (6,1%) et les femmes (6,2%), et est en augmentation dans les deux groupes. Ce sont principalement les citoyens âgés de 25 à 49 ans, les personnes ayant un niveau d'instruction élevé et les personnes qui résident en Flandre qui ont un deuxième emploi.
En Wallonie, 5,2% des personnes occupées ont un second travail, un peu moins de 4% en Région bruxelloise et 6,9% en Flandre. Dans plus d'un cas sur deux (57,6%), il s'agit d'un revenu complémentaire en tant qu'indépendant.
Selon Statbel, les secteurs les plus courants pour exercer un deuxième emploi sont la santé humaine et l'action sociale (14,5%), l'hébergement et la restauration (11,9%), l'enseignement (11,6%), le commerce de gros et de détail, la réparation de véhicules (10,4%) et les activités spécialisées, scientifiques et techniques (8,4%).
Le travail à temps partiel plus courant
Par ailleurs, constate encore Statbel, 28,1% des salariés en Belgique travaillaient à temps partiel en 2025, une proportion qui est aussi en augmentation depuis des années. En 1983, à peine 8,3% des salariés ne travaillaient pas à temps plein. Ce sont principalement les femmes qui travaillent à temps partiel: en 2025, ce régime de travail concernait 893.000 femmes, soit 41,4% de l'ensemble des femmes salariées. Près de trois personnes occupées à temps partiel sur quatre sont des femmes.
Mais le temps partiel n'est plus une exception chez les hommes: 15,1% des salariés masculins ne travaillaient plus à temps en 2025, ce qui représente le pourcentage le plus élevé jamais enregistré, souligne Statbel.
Depuis 2013, le travail à quatre cinquièmes est le régime le plus répandu, tant chez les hommes que chez les femmes. Le quatre cinquièmes a supplanté le travail à mi-temps, qui était encore le régime de travail à temps partiel le plus courant au début des années 2000.
