Un méthanier transportant du gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance du Qatar (photo) est arrivé le 22 mars au port de Zeebrugge. Il s'agit, pour l'heure, du dernier bateau d'un pays du Golfe prévu au planning. Mais d'autres armateurs reprennent en partie la place laissée et maintiennent jusqu'ici leurs créneaux, indiquait récemment le gestionnaire du réseau gazier Fluxys.
Un méthanier transportant du gaz naturel a accosté à Zeebrugge - le dernier avant longtemps ?
Le méthanier arrivé à Zeebrugge (Flandre occidentale) avait entamé son voyage avant le début du conflit actuel au Moyen-Orient. La fermeture de facto du détroit d'Ormuz par l'Iran ne permet plus depuis lors d'importer du GNL depuis le Qatar. "Il s'agit du dernier navire en provenance du Qatar prévu pour le moment au planning", indiquait un porte-parole de Fluxys.
La non-disponibilité actuelle du gaz qatari n'a pas de grandes conséquences sur notre approvisionnement. Le Qatar représentait ces derniers mois environ 8% du GNL importé à Zeebrugge. Et le GNL ne représente que 30% du gaz naturel importé par la Belgique.
La majorité du gaz est importée via des gazoducs depuis la Norvège (35%), ainsi que depuis la France et le Royaume-Uni (35% ensemble). En outre, une grande partie du gaz naturel qui passe par Zeebrugge est destinée à d'autres pays, comme l'Allemagne.
Les créneaux libérés par les méthaniers qui auraient dû venir du Qatar sont en partie repris par d'autres armateurs. "En avril, cinq créneaux se libèreront sur le marché secondaire. Au moins l'un d'eux a déjà été repris par un autre fournisseur", indiquait le porte-parole de Fluxys. Des méthaniers sont attendus depuis les Etats-Unis, la Russie et le Nigeria. A partir de 2027, le gaz russe (GNL y compris) ne pourra toutefois plus du tout être importé dans l'Union européenne.
La non-disponibilité du gaz qatari a par contre des conséquences sur les prix du gaz européen, ce continent étant en concurrence avec l'Asie sur le marché du GNL, ce qui fait monter les cours.

