Quelque 1.500 personnes ont pris part samedi à la neuvième édition du comptage de coquillages (Grote Schelpenteldag) dans les dix communes côtières de Flandre. Au total, environ 65.000 coquillages ont été recensés et identifiés, ce qui est un record. L'Institut flamand de recherche scientifique marine (VLIZ) coordonne l'action et se félicite d'une édition réussie. L’événement prend d’ailleurs de l’ampleur au niveau international. Les Pays-Bas et la France y ont participé et d’autres pays manifestent un intérêt croissant.
Environ 65.000 coquillages recensés lors du comptage à la Côte, un record
Chaque année, des scientifiques organisent une grande journée de recensement où des bénévoles inventorient les coquillages échoués sur les plages. Ce comptage permet de recueillir des données scientifiques sur l'état des mers. Les coquillages fournissent des informations sur le changement climatique et l'arrivée d'espèces exotiques.
Mais il y a aussi un second objectif. "Les coquillages rassemblent les gens autour de la préservation des océans", explique Jan Seys de l'Institut flamand de la mer (VLIZ). "Tout le monde prend plaisir à ramasser des coquillages. Cela suscite un véritable enthousiasme pour la mer et la vie qu'elle abrite."
L'évènement annuel a attiré 1.500 personnes cette année. C’est dû en grande partie à la météo clémente, estime l’Institut. Des stands d'information étaient installés dans les dix communes sur la côte où des experts ont pu aider les participants à identifier les coquillages.
D'autres pays comptent aussi
Le comptage a également eu lieu hors de Belgique. En France, une centaine de personnes se sont mobilisées pour la journée de comptage, permettant de recenser 6.000 coquillages. Les Pays-Bas arrivent en tête : les chiffres ne sont pas encore totalement finalisés, mais le comptage s’oriente vers 100.000 coquillages et plus de 2.500 participants.
"C’est contagieux", déclare Jan Seys. "On nous signale un intérêt croissant en Écosse, en Allemagne et au Danemark. Nous sommes en train d’en faire un événement international."
On ignore encore ce que ces comptages révèlent précisément sur l’état de la mer. Les données collectées seront analysées dès le début de cette semaine. Les chercheurs s’intéressent aux tendances : observe-t-on des différences entre l’est et l’ouest de la côte ? Qu’est-ce qui a changé par rapport aux années précédentes ? Et de nouvelles espèces remarquables sont-elles apparues ?
"Il est donc encore trop tôt pour donner plus de détails à ce sujet", concluait Seys. "Les résultats de l’étude seront publiés ultérieurement."
