Plus de 650 militaires, accompagnés de dizaines de véhicules lourds, d'hélicoptères et de drones participeront dès lundi à un exercice international au nord-ouest de la province de Flandre orientale, plus précisément dans le Meetjesland. C’est ce qu’a annoncé la Défense, précisant qu’il s’agiraient d’exercices au sol et dans les airs. Les militaires belges seront accompagnés de soldats français et néerlandais.
Un exercice militaire impliquant 650 militaires organisé en Flandre orientale, pour l'éventualité d'une offensive terrestre
L'exercice, baptisé "Combined Sapper 26", vise à préparer les troupes à une éventuelle invasion terrestre de grande envergure, lors d'un conflit majeur de "haute intensité". L'accent sera mis sur les compétences techniques et tactiques des unités de génie, avec notamment la construction de ponts, l'installation d'obstacles et le franchissement des cours d'eau, expliquait le lieutenant-colonel Stijn Verbeek. "Nous nous entraînons dans le cadre d'un scénario défensif visant à repousser une attaque extérieure". L'objectif est de ralentir l'ennemi le plus longtemps possible et de gagner du temps précieux, en attendant l'arrivée des renforts des alliés de l'Otan.
L'exercice aura lieu à Aalter, Maldegem, Lievegem, Deinze et Eeklo, avec du matériel lourd. La coordination des exercices est assurée par le poste de commandement de Kaprijke. "Des sessions d'entraînement annuelles sont organisées pour maintenir les compétences techniques", explique le commandant de corps Stijn Verbeek, "mais une telle coopération internationale est également indispensable. Grâce à la coopération avec les unités françaises, nos soldats peuvent s'exercer avec du nouveau matériel, que nous achetons d'ailleurs conjointement avec elles."
Les habitants de la région du Meetjesland pourront apercevoir les déplacements de militaires. Plus de 650 soldats seront visibles dans les rues, à pied et à bord de véhicules militaires lourds. Des drones et des hélicoptères survoleront la zone. "Les hélicoptères effectueront des reconnaissances préalables pour nos soldats au sol", explique Stijn Verbeek. Les drones simuleront une menace pour la population, comme c'est le cas en situation réelle. Ils serviront également à filmer l'exercice.
Des bivouacs dans des zones naturelles et des tirs à blanc, parfois la nuit, sont également prévus. La Défense affirme que tout est coordonné de près avec les autorités locales et les services d'urgence afin de limiter les nuisances pour les riverains.
Le commandant provincial Geert Loier souligne que cet exercice est d'une ampleur exceptionnelle et qu'il est nécessaire pour réapprendre à opérer dans des scénarios de conflit intense, comparables à la guerre en Ukraine. "C'est la première fois depuis des années que nous organisons un exercice international d'une telle ampleur, en coopération entre plusieurs unités et plusieurs pays".
L'impact le plus important devrait se produire samedi 28 mars. Ce jour-là, le parc national de Drongengoedbos sera entièrement fermé de 6 h à 18 h pour une opération d'envergure. Les exercices dans la région de Meetjesland prendront fin le 3 avril.
