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Les bourgmestres de la périphérie de Bruxelles exigent un règlement autorisant le transport d'habitants vers des hôpitaux néerlandophones

Les bourgmestres des communes flamandes de la périphérie de Bruxelles (le Vlaamse Rand, en néerlandais) veulent savoir quand les patients de leur région auront à nouveau la possibilité de choisir d'être transportés vers un hôpital néerlandophone plutôt qu’un hôpital francophone qui est plus proche. Depuis 2023, ils pouvaient en faire la demande explicite, à condition que le détour n'excède pas 12 minutes de route. Cependant, cette disposition a été supprimée fin 2025 à la suite d’une plainte d'un hôpital francophone.

Anne François
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Depuis 2023, les habitants de la périphérie flamande de Bruxelles pouvaient demander à être hospitalisés dans un établissement néerlandophone - plutôt que dans un hôpital francophone plus proche - afin d'être soignés dans leur langue maternelle. Les seules conditions étaient que leur état de santé le permette et que le détour de l'ambulance ne dépasse pas 12 minutes de route. Cependant, à la suite d’une plainte d'un hôpital francophone, cette disposition a été supprimée en octobre 2025.

Les bourgmestres des communes de la périphérie flamande remettent en question cette décision. "Si vous vivez en Flandre, vous devriez pouvoir recevoir de l'aide en néerlandais en cas d'urgence", avait déclaré la bourgmestre d’Overijse (Brabant flamand), Inge Lenseclaes. Le ministre fédéral de la Santé publique, Frank Vandenbroucke, a alors annoncé travailler à un nouveau règlement plus solidement ancré dans la loi.

Cinq mois plus tard, le Toekomstforum Halle-Vilvoorde (un forum de concertation entre les bourgmestres de la région de Hal-Vilvorde) a écrit au ministre pour savoir quand cette nouvelle réglementation serait mise en œuvre. "La règle des 12 minutes est une solution provisoire, importante en cas d’urgence", estime Jan Desmeth, président du forum et bourgmestre de Leeuw-Saint-Pierre.

Loi linguistique

Jan Desmeth souligne que le problème dépasse la simple suppression de la règle des 12 minutes. "Nous recevons fréquemment des témoignages de patients flamands qui ne peuvent pas utiliser leur langue maternelle dans un établissement de soins de santé, alors que leurs droits linguistiques garantis par la loi devraient le leur permettre."

"Pour les résidents concernés, il ne s'agit pas d'un débat symbolique, mais d'une question d'accessibilité, de confiance et de qualité des soins, dans des situations où il s'agit souvent d'une question de vie ou de mort."

Le ministre Frank Vandenbroucke affirme travailler à une solution. "Nous finaliserons l'accord-cadre à court terme et, à un peu plus long terme, nous élaborerons une réglementation plus contraignante. Pour l'instant, l'administration doit finaliser le dossier, mais nous attendons aussi l'avis du Conseil d'État."

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