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Thales Alenia Space à Hasselt visée par des activistes pro-palestiniens pour dénoncer ses liens avec Israël

Dans la nuit de mardi à mercredi, les bâtiments de l’entreprise spatiale Thales Alenia Space sur le Campus Corda à Hasselt ont été tagués à la peinture rouge. L’action a été revendiquée par l’organisation Stop Arming Israël Belgium. Selon les militants, l’entreprise aurait des liens avec Israël. La police a ouvert une enquête sur les faits.

Eric Steffens
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"La zone de police Limburg Regio Hoofdstad a été informée dans la nuit de mardi à mercredi par une société de sécurité que des inconnus étaient en train de taguer un bâtiment, à proximité du Campus Corda", explique la porte-parole de la police, Dorien Baens.

À l’arrivée des forces de l’ordre, les auteurs avaient déjà quitté les lieux. "Nos équipes ont constaté que le bâtiment avait été recouvert de peinture rouge. Les portes avaient été colées et de grandes banderoles étaient accrochées", ajoute Dorien Baens.

Pression pour un embargo sur les armes vers Israël

L’action a été revendiquée par "Stop Arming Israël Belgium", qui indique que les tags visaient à interrompre temporairement les activités de Thales Alenia Space, une entreprise qui collabore avec OIP Sensor Systems, une filiale belge d'Elbit Systems, le plus grand fabricant d'armes israélien.

Selon le groupe, l’entreprise serait étroitement impliquée dans la logistique militaire israélienne. Par de telles actions, l’organisation cherche à pousser le gouvernement belge à imposer un embargo complet sur les livraisons à Israël, afin de mettre fin à ce qu’elle considère comme la complicité de la Belgique dans le conflit à Gaza. Les messages inscrits sur les murs ne laissaient aucune ambiguïté. "Ils ont clairement exprimé leur désaccord avec le fait que l’entreprise fournirait Israël", confirme la porte-parole de la police.

Images de caméras de surveillance

La police de la zone Limburg Regio Hoofdstad a lancé une enquête pour identifier les auteurs, en recherchant notamment des images exploitables des caméras de surveillance situées sur et autour du campus. "Nous sommes allés vérifier s’il y avait des caméras à proximité et si des personnes pouvaient y être reconnues ", indique encore Dorien Baens.

L’entreprise Thales Alenia Space n'a pas souhaité commenter l’incident.  

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