L’Université de Gand va aider l'association flamande de protection de la nature Natuurpunt à mieux cartographier et gérer les zones naturelles, à l’aide de drones. Ce n’est pas toujours facile, car certains espaces naturels, comme les marais, sont difficiles d’accès. Il n’est pas non plus évident de gérer une zone naturelle sans perturber les animaux ou les plantes qui y vivent.
L'Université de Gand va faciliter la gestion des milieux naturels en utilisant des drones
“Ce n’est pas facile de gérer correctement une zone naturelle donnée”, explique Wouter Maes, professeur à l’UGent. “D’un côté, il faudrait tondre régulièrement, mais de l’autre il ne faut pas trop perturber les animaux et les plantes dans leur habitat naturel. Il faut donc trouver le juste milieu.”
“C’est pourquoi ces drones sont parfaits, pour surveiller la nature, tout en la dérangeant beaucoup moins qu’on ne l’aurait fait en s’y baladant. De plus, avec un drone, on peut cartographier l’ensemble de la zone. On parle de centaines d’hectares.”
Projet pilote au Limbourg
“Nous voulons voir si nous réussissons à gérer une zone naturelle de manière à favoriser le développement de la végétation appropriée. L’objectif est aussi de faciliter le suivi par Natuurpunt, et observer les effets des tempêtes par exemple sur les plantes exotiques dans les zones naturelles.”
“Nous commencerons bientôt un grand projet pilote au Limbourg, dans la Vallée du “Zwarte Beek” à Beringen. Ce projet se déroulera sur trois ans et développera une méthode pour protéger les milieux naturels.”
Caméras infrarouges pour trouver les oiseaux nicheurs
L’objectif de l’UGent est aussi de dépister et de cataloguer les oiseaux nicheurs grâce aux drones. Cela sera possible grâce à des caméras infrarouges intégrées dans les drones.
“Le but est de survoler certaines zones tôt le matin avec des drones. En général, les oiseaux nicheurs dégagent surtout le matin plus de chaleur que leur environnement, ce qui les rend faciles à détecter avec une caméra thermique. Dès que le drone repère un oiseau, il reste au-dessus de l’endroit et effectue un zoom. Le système détermine alors de quelle espèce il s’agit".
Des essais de vol à Gand
“De cette façon, nous pourrons déterminer la position des nids, et l'endroit exact où l’oiseau couve. Certaines zones sont difficilement accessibles, nous ne connaissons donc pas toujours l'espèce et la localisation des oiseaux.”
"Mais cela peut aussi permettre d’éviter que les oiseaux nicheurs ne soient victimes des tontes dans la zone naturelle". Les chercheurs ont déjà effectué quelques vols d’essai à Gand. “Là-bas, nous avons essayé de localiser quelques bécasses et de les cataloguer grâce aux drones.”
