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La circulation des bateaux sur l'Escaut peut reprendre de manière limitée après la grève maritime, mais "les coûts se chiffrent en millions"

La grève initiée lundi soir dans la tour de contrôle de Zeebruges s'est étendue mardi aux pilotes maritimes et au personnel du centre de contrôle de Zandvliet (Anvers). Mardi matin, une soixantaine de navires étaient déjà immobilisés en mer du Nord ainsi que dans les ports de Zeebruges, Gand et Anvers. Ce mercredi, le personnel du centre de contrôle de Zandvliet est à nouveau au poste, tout comme celui de Zeebrugge, ce qui a permis à la circulation des navires de reprendre progressivement. Les perturbations resteront néanmoins importantes puisque plus de 80 navires étaient toujours en attente ce mercredi matin. "C’est irresponsable, les coûts engendrés par la grève augmentent rapidement et atteignent des millions d’euros", a réagi Johan Klaps, échevin du Port anversois.

Anne François Belga
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Dans le port de Gand (Flandre orientale), quelques 10 navires étaient encore bloqués en matinée. Dans celui de Zeebrugge (Flandre occidentale), plus de 17 bateaux étaient en attente. La navigation n’était encadrée que par des pilotes maritimes néerlandais.

Selon l’échevin anversois du Port, Johan Klaps, l'impact des retards sur l'économie est considérable. "Chaque navire retardé représente un coût direct pour les compagnies maritimes, les terminaux et les entreprises. C'est toute une chaîne qui est touchée, et les coûts se chiffrent rapidement en millions d’euros", souligne Klaps, qui est aussi président du port d'Anvers-Bruges.

"L'année dernière, nous avons également subi des pertes de trafic en raison de grèves similaires. Les navires choisissent alors tout simplement de ne plus venir au port d'Anvers. Si notre fiabilité est compromise, les compagnies maritimes modifieront systématiquement leurs itinéraires. Cela aura un impact énorme sur le trafic, les revenus et l'emploi." Plus de 100.000 personnes sont ainsi menacées : c'est irresponsable, scandaleux et tout simplement inacceptable, estime Johan Klaps. Il souligne que le moment est particulièrement mal choisi. "Alors que le secteur est déjà sous pression et que le monde est en proie à une crise économique mondiale, cela provoque d'énormes perturbations".

Reprise des activités au centre de contrôle de Zeebrugge

Suite à l'interdiction de la grève de la tour de contrôle maritime de Zeebrugge par le tribunal de Première instance, les navires doivent à nouveau être escortés à l'entrée et la sortie du port. Tout manquement à cette obligation sera passible d'une astreinte de 1.000 euros par heure. "Un huissier de justice sera désigné pour faire appliquer l'ordonnance et veiller à son respect", indiquait Thomas Buys de Voka. Ce réseau flamand d’entreprises estime que l’impact de la grève est trop important.

Les sociétés portuaires de Zeebrugge et la Chambre du commerce de Flandre occidentale avaient déposé une requête en ce sens, le port étant bloqué depuis lundi soir. Les employés du centre radar de Zeebrugge sont en grève pour protester contre le projet de réforme des retraites. Ce centre radar gère l'ensemble du trafic maritime à l'entrée et à la sortie des ports côtiers. A noter que la requête concerne uniquement le centre de contrôle de Zeebrugge et non les autres centres chargés de l'escorte des navires vers les ports d'Anvers et de Gand.

La tour de contrôle de Zeebrugge

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