Nike, le fabricant américain d'équipements sportifs, prévoit de supprimer jusqu’à 411 emplois dans sont centre de distribution de Laakdal, près d’Anvers. L’information a été donnée par les syndicats à l’issue d’un conseil d'entreprise extraordinaire. Les suppressions toucheront surtout les équipes du week-end, où 330 postes pourraient disparaître. "C’est un véritable drame. Les ventes de chaussures et de vêtements de sport sont en baisse, et il n’y a donc plus assez de travail", a expliqué Eric Vuchelen, du syndicat libéral ACLVB.
Nike prévoit de supprimer jusqu'à 441 emplois dans son centre de distribution de Laakdal
C’est à Laakdal (Anvers) et dans la commune voisine de Ham (Limbourg) que se trouve le centre de distribution de Nike pour les vêtements et chaussures de sport destinés à l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. La direction prévoit désormais d’y supprimer 411 emplois. Les syndicats l’ont confirmé à l’issue d’un conseil d’entreprise extraordinaire.
Parmi ces emplois, 330 concernent des travailleurs du week-end, actifs dans les équipes de jour et de nuit. Les 81 autres postes concernent des employés de la logistique de soutien.
"Un véritable choc pour les travailleurs"
"C’est un drame pour 411 familles", déclare Eric Vuchelen, du syndicat libéral ACLVB. "Un véritable choc pour les travailleurs", ajoute Marieke Van Gils, du syndicat socialiste BBTK. "Cela s'explique surtout par la baisse des volumes", précise-t-elle. "Les ventes en ligne ont atteint un pic pendant la pandémie de coronavirus et les effectifs avaient été adaptés à cette situation. Mais depuis, les ventes en ligne ont fortement reculé. Rien n’a été ajusté et la direction intervient maintenant de manière drastique", ajoute Van Gils.
"Il n’y a pas suffisamment de travail le week-end", explique la direction. "Les employés qui commencent à 6 heures du matin sont souvent inoccupés. La raison : la baisse des ventes", explique Eric Vuchelen.
Un nouveau conseil d'entreprise est prévu jeudi prochain. Entre-temps, la représentante syndicale n'exclut pas des actions spontanées. Les syndicats ont déjà informé par e-mail les travailleurs des équipes de week-end, mais des réunions du personnel sont prévues samedi pour leur fournir davantage d'explications. "Des réactions émotionnelles sont possibles", prévient-elle.
Loi Renault
Le front commun syndical espère limiter le nombre de licenciements. La loi Renault encadre désormais le dialogue entre syndicats et direction lors de grands licenciements collectifs.
Il y a environ six mois, Nike avait déjà annoncé à Laakdal un licenciement collectif visant 80 postes dans le département technologique, même si le nombre final de licenciements secs avait finalement été inférieur.
