La tour principale de la cathédrale Notre-Dame d’Anvers considérée comme un beffroi peut à nouveau être visitée et gravie d’avril à octobre. Lors de visites guidées, les visiteurs peuvent en apprendre davantage sur l’histoire et la fonction de la tour, ainsi que sur le carillon. Après avoir gravi les 515 marches, ils profitent d’une vue imprenable sur la ville et ses environs.
La tour principale de la cathédrale d’Anvers à nouveau accessible au public : 515 marches vers un panorama à couper le souffle
C’est le Musée de la Musique Vleeshuis qui organise les visites guidées. Celles-ci débutent à l’hôtel de ville, le musée étant actuellement fermé pour une longue restauration. Dans l’hôtel de ville, l’exposition TorenTunes retrace l’histoire sonore de la tour et du carillon.
"On y apprend comment la tour a été construite et comment fonctionne le carillon", explique Timothy De Paepe, directeur du Vleeshuis. "Cela permet de se préparer avant l’ascension et de savoir ce que l’on va y découvrir."
L’hôtel de ville et la tour sont également liés. Depuis 1999, la magnifique tour de la cathédrale est protégée par l'UNESCO. Avec l'hôtel de ville, la tour est classée comme beffroi. Pour les Anversois, elle est un symbole de fierté éternelle, et pour les visiteurs, un exemple unique d'architecture gothique.
La cathédrale Notre-Dame (en néerlandais Onze-Lieve-Vrouwekathedraal) à Anvers, dédiée à la Vierge Marie, est la cathédrale du diocèse du même nom. Sa tour principale (tour nord) s'élève à 123 mètres de hauteur, ce qui en fait le clocher d'église le plus haut du Benelux. Ce chef-d'œuvre du gothique brabançon domine la ville depuis l'achèvement de la construction de la tour en 1521.
Les beffrois sont un élément emblématique du patrimoine urbain du nord de la France, de la Flandre et de la Wallonie. Les grandes villes possédaient des beffrois pour se protéger. "Depuis la tour, les guetteurs pouvaient surveiller les environs sur de longues distances. Ils pouvaient ainsi détecter rapidement un incendie ou l’approche d’ennemis", explique Maurane Baert, animatrice culturelle au Vleeshuis.
Les postes de surveillance constitue l’un des points d’étape lors de l’ascension vers le sommet de la tour. "Ils se trouvaient sur ce que nous appelons aujourd’hui la première galerie. C’était autrefois la plateforme la plus haute de la tour." Les créneaux d’autrefois sont encore visibles dans la tour. Mais ils ont été murés lorsque la tour a été surélevée.
"En cas de danger, les guetteurs soufflaient dans leur trompette afin que les sonneurs de cloches puissent actionner la bonne cloche. Les habitants savaient alors exactement quelle cloche correspondait à quel message : il pouvait s’agir de célébrations religieuses particulières, d’une entrée triomphale ou d’un danger précis. Et bien sûr, les cloches sonnaient aussi toutes les heures, pour donner l’heure."
Mais aujourd’hui, nous connaissons surtout le carillon pour les belles mélodies qui y sont jouées. Lors de l’ascension, les visiteurs pourront d’ailleurs découvrir les cloches et la salle du carillon, où se trouve le carillonneur.
Bonne condition physique requise
La billetterie pour les visites d’avril à juin est désormais ouverte. Les tickets pour les visites de juillet à octobre seront mis en vente ultérieurement. La visite coûte 16 € par personne et dure environ 2 heures. Pour accéder à la tour, il faut avoir au moins 10 ans. Les jeunes de 10 à 16 ans doivent être accompagnés d’un adulte.
Chaque visiteur doit être en bonne condition physique pour gravir les 515 marches de l’escalier en colimaçon. L’ascension se fait toutefois à un rythme confortable, avec plusieurs arrêts en cours de route.
Toutes les informations sont disponibles sur le site du Musée de la Musique Vleeshuis . L’exposition TorenTunes, située à l’hôtel de ville, peut être visitée gratuitement tous les jours de 9 h à 18 h.
La visite de la tour en images







