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Une majorité au Parlement flamand en faveur de la suppression des adoptions internationales

Les adoptions internationales pourraient bientôt prendre fin en Flandre. La N-VA et le CD&V, qui siègent dans la majorité au nord du pays, sont en effet partisans d'une suppression progressive du système. Selon la ministre en charge du Bien-être, la socialiste Caroline Gennez (Vooruit), il est temps d'ouvrir le débat parce qu’il n'y a jamais de "certitude à 100 %" que la procédure s'est déroulée correctement. La ministre répondait mercredi à des questions de Jeremie Vaneeckhout (Groen) et Freya Perdaens (N-VA) au Parlement flamand.

Anne François Belga
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Le nombre d'adoptions internationales en Flandre est en régression depuis des années. En 2009, on en comptait encore plus de 244, contre seulement 29 de 2022. En cause, de nombreuses irrégularités dans les dossiers d'adoption et des canaux d'adoption moins adaptés. Depuis 2023, ces adoptions sont suspendues à la suite d'informations faisant état d'irrégularités dans des dossiers provenant d'Éthiopie.

Plusieurs partis, de l'opposition mais aussi de la majorité (CD&V et N-VA), plaident désormais en faveur d'une suspension définitive de ces adoptions. "Si nous ne pouvons exclure des erreurs y compris dans un dossier concernant un État membre de l'UE comme le Portugal, alors mieux vaut ne pas organiser ces adoptions", a estimé ce mercredi Freya Perdaens, députée régionale N-VA. "Si nous ne sommes pas sûrs à 100 % que l'intérêt de l'enfant passe avant tout, alors mieux vaut mettre fin aux adoptions internationales", a acquiescé Katrien Schryvers pour le CD&V.

Un avis que semble partager la ministre Caroline Gennez, qui se réjouit de la "prise de conscience" progressive des autres partis. Selon elle, le consensus qui se dégage autour de l'arrêt de ces adoptions constitue un "moment historique".

Le Centre de soutien à l'adoption (Steunpunt Adoptie) affirme soutenir la volonté de la ministre Gennez d'abolir l'adoption internationale. "Si l'on ne peut pas organiser une adoption sans la moindre erreur, alors je pense qu'il vaut mieux s'en passer", déclarait la directrice Inge De Mol. Elle estime que le système est trop vulnérable aux abus et aux erreurs.

La ministre Caroline Gennez (archives)

Et maintenant ?

En raison du gel des adoptions depuis 2023, de nombreux candidats à l'adoption sont toujours en attente. Selon Inge De Mol, cela représente environ un millier de personnes. Un petit nombre de dossiers déjà bien avancés peuvent encore être traités.

Le Centre de soutien à l'adoption exhorte le gouvernement régional à gérer avec prudence la reprise progressive des adoptions. "Nous devons éviter, par exemple, une précipitation dans les adoptions, comme nous l'avons constaté dans d'autres pays. Parallèlement, nous devons également envisager d'autres formes de fondation d'une famille - telles que la gestation pour autrui - et la façon dont elles peuvent être coulées dans un cadre juridique."

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