La ministre flamande Annick De Ridder (N-VA) s’est soumise à un test toxicologique pour déceler la présence éventuelle de cocaïne dans son sang. Le test est négatif. L'initiative fait suite à un échange houleux entre la ministre et la députée Gwendolyn Rutten (Anders) au Parlement flamand, qui lui a dit, début janvier, de “sniffer un petit coup de plus”.
La ministre De Ridder testée négative à la cocaïne en réponse à une dispute au Parlement flamand
En début d’année, une altercation a éclaté entre la députée libérale flamande Gwendolyn Rutten (Anders) et la ministre flamande de la Mobilité, des Travaux publics et des Ports Annick De Ridder (N-VA) au Parlement flamand. La discussion portait à l'origine sur l’affaire de fraude de Basket Vlaanderen, mais à un certain moment, De Ridder a conseillé à Rutten de “boire un thé à la camomille pour se clamer”.
Ce à quoi Rutten a répondu de “sniffer un petit coup de plus”, accompagnant ses paroles d’un geste : elle a glissé son index sous son nez tout en inspirant bruyamment. Ces propos étaient difficilement audibles parce qu’elle les a prononcés loin du micro.
L’histoire ne s’arrête pas là. De Ridder a communiqué sur le réseau social Instagram qu’elle s’est soumise à un test de dépistage, effectué via un cheveux, pour clôturer le débat avec Gwendolyn Rutten. Elle a ensuite partagé le résultat via une capture d’écran du rapport du toxicologue Jan Tytgat.
“Un test toxicologique mené sur Annick De Ridder n’a pas décelé la présence de cocaïne ou d’autres drogues dans son métabolisme. (...) Ce test est donc négatif et ne peut pas démontrer scientifiquement l’ingestion de cocaïne.”
La cocaïne est une substance instable. Une fois ingérée, elle est transformée en d'autres composés, appelés métabolites ou produits de dégradation. On a recherché chez De Ridder non seulement de la cocaïne, mais aussi ces autres substances.
Annick De Ridder a écrit : “En tant que ministre des Ports, j’ai lutté pendant des années contre les drogues. Nous en sommes arrivés, dans notre État constitutionnel, à devoir prouver notre innocence, mais bon voilà. Les rageux ne changeront pas et ça ne m’empêchera pas de dormir la nuit. Mais j’espère que toutes les personnes qui ont posé des questions à ce sujet à mes proches (alors, il n’y a pas de fumée sans feu ?) y verront plus clair et seront rassurés. J’espère aussi que cela clôturera définitivement ce chapitre.”

