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"Fix", le projet de soutien aux jeunes qui ont été en contact avec la police ou la justice, s'étend de Genk à toute la Flandre

Le projet "Fix", qui accompagne les jeunes ayant eu affaire à la police et la justice, est déployé officiellement dans toute la province du Limbourg depuis septembre 2025, en commençant par Genk. La Flandre devrait suivre prochainement, en raison du succès du projet. À ce jour, 41 jeunes âgés de 12 à 25 ans se sont déjà inscrits.

Anne François Fred Breuls
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Le programme "Fix" a été lancé il y a trois ans à Genk (en province du Limbourg) en tant que projet pilote. Durant cette période, 35 jeunes ont bénéficié d'un accompagnement, dont cinq sont toujours inscrits au programme. "De nombreux partenaires participent à cet accompagnement", explique le coordinateur Maarten Geraerts. "La police, le parquet du Limbourg, le Centre d'orientation des étudiants et diverses associations d'aide sociale y contribuent également."

Les résultats obtenus à Genk démontrent que cet accompagnement peut faire la différence pour sortir les jeunes de la délinquance.

Zuhal Demir, ministre flamande de la Justice

Entretemps, le projet "Fix" a été déployé dans toute la province du Limbourg. Le gouvernement flamand souhaite maintenant l’étendre à toute la Flandre et y consacre 2,3 millions d'euros. "Les résultats obtenus à Genk prouvent que le soutien apporté sur place peut faire la différence et aider les jeunes à sortir de la délinquance", explique la ministre flamande de la Justice, Zuhal Demir.

"En privilégiant les solutions personnalisées et la collaboration, nous leur offrons une seconde chance et nous contribuons à rendre les quartiers de toute la Flandre plus sûrs." Zuhal Demir estime que l'impunité est inacceptable. "Ceux qui prennent leurs responsabilités bénéficieront d'un parcours clair et contraignant vers l'emploi, la formation et un avenir sans criminalité", affirme la ministre.

Maarten Geraerts, coordinateur du programme "Fix" au Limbourg, compare souvent la situation des jeunes à un puzzle complexe. "En rassemblant toutes les informations, on obtient une vue d'ensemble des besoins. Il manque parfois des pièces, que nous complétons ensuite. De cette manière, nous pouvons combler les lacunes en matière de soutien et mieux gérer les longues listes d'attente."

Retour dans leur propre rue

L'un des principaux objectifs du projet de soutien est de parvenir à renvoyer dans leur propre quartier les jeunes placés en institution. Maarten Geraerts souligne l'importance de ce retour : "Les jeunes veulent et ont besoin de pouvoir retourner dans leurs rues, chez eux."

L'accompagnement proposé par Fix est très concret et ancré localement. Par exemple, lorsqu'un jeune a besoin d'un suivi psychologique, l'équipe recherche des solutions dans son quartier plutôt qu'en institution. "Nous réfléchissons ensuite ensemble à la manière de poursuivre ce soutien psychologique localement", explique Geraerts. Le projet vise également à fédérer toutes les organisations impliquées dans les établissements scolaires.

Pas un remède magique, mais un impact certain

Bien que le projet ne soit pas efficace immédiatement pour tous, les résultats sont encourageants. "Il est difficile d'affirmer qu'il existe une solution miracle", admet Geraerts, "mais nous constatons des progrès chez les jeunes dans divers domaines de leur vie. Par le passé, certains ont repris leurs études et ont même poursuivi des études universitaires."

"Ce n'est certes pas l'objectif de chacun", conclut Geraerts, "mais les jeunes sont moins susceptibles de sombrer dans la délinquance, et les infractions graves sont devenues extrêmement rares. Bien sûr, certains persistent, mais chaque petit progrès compte."

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