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En 2025, 555 extrémistes étaient suivis par l'Ocam : "La radicalisation en ligne des jeunes demeure inquiétante"

En 2025, quelque 555 extrémistes ont fait l'objet d'un suivi prioritaire, indiquait lundi l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (Ocam). Il s'agit d'une diminution de 19 personnes par rapport à l'année précédente. Cette baisse s'explique principalement par le fait que des individus évoluent positivement ou sont décédés. L’Ocam se dit préoccupé par la radicalisation en ligne chez les jeunes. Quatre-vingt-six pour cent des extrémistes suivis relèvent de l’extrémisme islamiste.

Eric Steffens Belga
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Ces individus sont répertoriés au sein de la Banque de données commune T.E.R. (BDC T.E.R.) dont l'Ocam assure la gestion. L'organe de coordination décide de l'ajout et de la suppression d'entités et rédige une analyse individuelle de la menace pour chacun de ces profils.

"En un an, le nombre d'extrémistes connus faisant l'objet d'un suivi prioritaire a légèrement diminué, passant de 574 à 555 individus", indique Gert Vercauteren, directeur de l'Ocam. En 2025, 79 individus ont été supprimés de la BDC T.E.R. tandis que 60 nouvelles entités y ont été ajoutées.

Une personne est supprimée de la BDC T.E.R. quand il apparaît clairement qu'elle évolue positivement durant une longue période et qu'aucun nouvel élément négatif n'émerge, explique l'Ocam. Les individus ne sont en outre plus repris lorsque leur décès est considéré comme confirmé. "Le nombre total d'individus diminue depuis plusieurs années. Cela n'a rien de surprenant, la période des nombreux départs vers des zones de conflit djihadistes est derrière nous depuis plusieurs années", précise Gert Vercauteren.

86% relève de l'extrémisme islamiste

La majeure partie des individus répertoriés, à savoir 86%, relève de l'extrémisme islamiste. Ensuite, un groupe plus restreint d'environ 8% est associé à l'extrémisme de droite. Environ 3% des entités se situent dans le spectre de l'extrémisme de gauche.

Les autres individus sont suivis dans le cadre de diverses menaces découlant d'une thématique spécifique de la société, comme les sentiments anti-establishment, le terrorisme d'État, l'extrémisme nihiliste, le phénomène incel (idéologie misogyne basée sur une hostilité à l'égard des femmes, NDLR) ou un contexte politique à l'étranger.

"Foreign Terrorist Fighters"

La majorité des personnes répertoriées appartiennent à la catégorie des "Foreign Terrorist Fighters" (FTF), soit des personnes qui sont parties vers une zone de conflit dans le but de se rallier à une organisation terroriste, ou qui en reviennent ainsi que les personnes qui ont été empêchées de partir ou qui ont l'intention de le faire. Au total, 289 individus sont repris dans cette catégorie.

La banque de données comprend en outre 50 "Homegrown Terrorist Fighters" (HTF), qui commettent, soutiennent ou préparent concrètement des actions terroristes ainsi que 124 propagandistes de haine, 102 extrémistes potentiellement violents et 38 personnes condamnées pour terrorisme.

Grâce à cette banque de données commune, tous les partenaires peuvent échanger des informations au-delà des différents niveaux de pouvoir », ajoute Gert Vercauteren. "Les cas problématiques bénéficient d’un accompagnement sur mesure afin de réduire les risques et, lorsque c’est possible, de préparer la réintégration dans la société."

Le directeur de l’Ocam ajoute que le travail n’est jamais achevé. Un défi majeur, selon lui, est la radicalisation en ligne des jeunes, y compris des mineurs. "Nous ne devons pas lever le pied dans le partage d’informations ni dans la concertation. En outre, il est au moins aussi important que la société dans son ensemble devienne plus résiliente face à la propagande extrémiste", souligne-t-il.

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