D’ici 2030, pas moins de 1.200 emplois devraient passer à la trappe chez l'opérateur belge de télécommunication, a appris l’agence Belga à bonne source. L’information a été confirmée à la rédaction de VRT NWS. Proximus a détaillé ce vendredi matin ses nouveaux plans stratégiques pour "devenir d'ici 2030 un champion des infrastructures digitales", tout en annonçant une "réduction progressive" de ses effectifs "en s'appuyant sur les départs naturels et des départs à la retraite". A la suite de cette annonce, l’action Proximus a chuté en Bourse.
Proximus prévoit la suppression progressive de 1.200 emplois d'ici 2030
Proximus a présenté lors d'une conférence de presse son nouveau plan stratégique, qui stipule que l'entreprise de télécommunications "réinventera son mode de fonctionnement et privilégiera l'efficacité grâce à la simplification et à l'intelligence artificielle, afin de réduire la charge de travail".
Cette transformation entraînera la suppression à terme de 1.200 emplois sur les quelque 13.000 que comptait l'entreprise à la fin de 2025. Proximus privilégiera les départs naturels. D'une part, environ 800 personnes prendront leur retraite dans les prochaines années et ne seront pas remplacées.
Aucun remplacement ne sera prévu, en particulier pour les postes non essentiels. Soit environ un tiers des départs. Les vendeurs et les soudeurs, difficiles à recruter sur le marché du travail, ne seront pas concernés par ces mesures.
D'autre part, Proximus privilégiera les départs volontaires et la reconversion professionnelle au sein de l’entreprise. Des licenciements secs sont également possibles, mais ils ne concerneraient qu'une minorité des suppressions de postes. Il n'y aura donc pas de plan social.
De grands projets d’avenir
La nouvelle stratégie vise à faire de l'entreprise de télécommunications un acteur majeur de l'infrastructure numérique locale d'ici 2030 , "s'appuyant sur des marques qui ont la confiance de toutes les générations et tous les secteurs", indique le CEO Stijn Bijnens, dans un communiqué de presse.
Pour la branche internationale, qui a récemment subi une dépréciation d'actifs de 275 millions d'euros, un plan de retour à la croissance est en place.
Parallèlement, les actionnaires doivent s'attendre à un dividende à la baisse. Pour l'exercice 2025, ils recevront 0,60 euro brut par action cette année, mais ce montant passera à 0,30 euro en 2026. Proximus prévoit ensuite une nouvelle augmentation : 0,40 euro en 2027 et 0,50 euro en 2028.
L'entreprise de télécommunications a réalisé un chiffre d'affaires de plus de 6,6 milliards d'euros l'an dernier, ce qui représente une hausse de 1,2 %. Le bénéfice net, en revanche, a chuté de 11 %, passant à 398 millions d'euros. "Nous avons terminé l'année en beauté, avec des résultats conformes à nos attentes", déclaré Stijn Bijnens.
Le cours de l'action Proximus a chuté immédiatement en Bourse après l'annonce des suppressions d'emplois.
