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Les restes ont été transférés à l'hôpital universitaire de Louvain pour un scanner au début du projet.

Une analyse ADN doit permettre de clarifier l'identité des ducs de Brabant qui reposent à Louvain

L'Université catholique de Louvain (KU Leuven) lance une étude ADN afin de déterminer si l'église Saint-Pierre de Louvain (Brabant flamand) abrite bien les dépouilles de quatre ducs brabançons des 12e et 13e siècles. Les restes humains, qui étaient en mauvais état de conservation, ont été exhumés de la crypte et conservés avec soin pour les besoins des analyses génétiques. Ce projet vise à retracer leurs origines, leurs liens de parenté et leurs caractéristiques biologiques.

Anne François Belga
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Dans la crypte de l'église Saint-Pierre de Louvain reposent des restes humains traditionnellement attribués à quatre ducs de Brabant : Godefroid II, Godefroid III, Henri Ier et Henri II. Il s'agit de figures majeures de l'histoire du Brabant, en particulier Henri Ier (vers 1165-1235), qui régna plus de cinquante ans sur le duché et dont le tombeau est encore visible aujourd'hui dans l'église Saint-Pierre.

Le nouveau projet de recherche, dirigé par la KU Leuven, vise d'une part à améliorer l'état de conservation des restes et, d'autre part à vérifier leur identité sur le plan génétique. Le Laboratoire de généalogie génétique humaine avait déjà mené une analyse similaire sur le squelette de Guillaume II de Hollande (1227-1256), roi du Saint-Empire romain germanique et petit-fils d'Henri Ier.

"Cette analyse précédente nous offre aujourd'hui une occasion exceptionnelle de vérifier également l'identité des quatre ducs de Brabant", expliquait Maarten Larmuseau, professeur de généalogie génétique et coordinateur scientifique du projet.

Le mausolée d'Henri Ier peut encore être admiré aujourd'hui dans l'église Saint-Pierre de Louvain

Constructions faciales numériques

Ce projet de recherche est le fruit d'une collaboration entre l'Université louvaniste, le musée M Leuven et la zone pastorale Leuven le long de la Dijle, avec le soutien de la ville de Louvain et de la province du Brabant flamand. Il vise à rendre le passé médiéval de la région plus accessible et plus tangible pour le grand public.

Des reconstructions faciales numériques sont notamment prévues afin de redonner un visage aux ducs. Le musée M étudie aussi les différentes manières de partager plus largement leur histoire, tant au sein de l'église Saint-Pierre qu'à l'extérieur.

Les résultats des analyses ADN sont attendus dans un délai d'environ deux ans. "Il s'agit d'une occasion unique d'obtenir un aperçu de plusieurs générations successives d'une famille d'élite médiévale. Nous espérons pouvoir apporter davantage de certitudes sur l'identité des ducs d'ici la fin de l'année 2027", concluait le professeur Larmuseau.

"Les ducs de Brabant sont des ancêtres illustres du passé louvaniste, qui ont contribué à façonner les débuts de l'histoire de notre ville et de notre région", déclarait de son côté Dirk Vansina, échevin du Patrimoine immobilier de Louvain. "Il est remarquable que ces recherches nous permettent de renouer avec eux. Grâce à la collaboration de partenaires louvanistes de premier plan, nous démontrons notre ambition de mieux comprendre et de restituer notre patrimoine et notre passé. Ensemble, nous faisons revivre un chapitre oublié, avec rigueur scientifique et respect."

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