Le parquet de Bruxelles a mené mercredi soir une perquisition au siège de la police fédérale. La police fédérale ayant pleinement coopéré, "la saisine d'un juge d'instruction n'était pas nécessaire", a précisé le parquet.
Dossier i-Police : Le parquet de Bruxelles perquisitionne le siège de la police fédérale
Cette perquisition s'inscrirait dans le cadre de l'enquête ouverte par le parquet de Bruxelles pour des soupçons de détournement de fonds publics et de conflits d'intérêts liés à i-Police, le projet de numérisation manqué de la police.
Ce projet, remporté par l'entreprise française Sopra Steria, visait à moderniser les outils informatiques de la police intégrée. Cependant, fin 2018, le ministre de l'Intérieur, Bernard Quintin (MR), avait décidé de l'interrompre faute de résultats concrets après des années de facturation, s'élevant à près de 76 millions d'euros.
D'après Het Nieuwsblad, la perquisition a été menée exclusivement dans les services financiers et informatiques de la police fédérale. On ignore ce que les enquêteurs recherchaient et si des objets ont été saisis.
La police fédérale "collabore pleinement" avec les autorités
La police fédérale "collabore pleinement avec les autorités judiciaires" après les perquisitions du parquet en son siège mercredi soir, a-t-elle réagi jeudi par voie de communiqué.
"La police fédérale considère que le fait qu'une enquête judiciaire soit en cours relève pleinement du fonctionnement normal de l'État de droit", souligne-t-elle. Elle mettra à disposition des enquêteurs "l'ensemble des éléments nécessaires au bon déroulement de l'enquête."
Le Commissaire général rappelle son attachement constant aux principes de transparence, de bonne gouvernance et de gestion rigoureuse des deniers publics. La police fédérale souhaite également que, si des faits infractionnels ont été commis par quiconque, ils puissent être établis et sanctionnés conformément à la loi.

