Dans le cadre d'une enquête menée par le parquet européen (EPPO) sur une possible fraude dans la vente de biens immobiliers, la police belge a procédé jeudi à des perquisitions dans plusieurs bâtiments de la Commission européenne, ont rapporté plusieurs médias.
Perquisitions à la Commission européenne dans le cadre d'une enquête sur une possible fraude immobilière
La précédente Commission européenne a vendu il y a deux ans 23 bâtiments à la Société fédérale de participations et d’investissement (SFPI / FPIM) du gouvernement belge. Des soupçons de fraude pèsent sur l’opération.
Le Parquet européen se contente de confirmer qu’il recueille des preuves dans le cadre d’une enquête en cours.
Cette transaction immobilière représentait près d’1 milliard d’euros. Le projet prévoit de transformer ces bâtiments anciens en bureaux, commerces, services publics et logements.
La Commission assure sa "pleine coopération"
Dans une déclaration à l’AFP, un porte-parole de la Commission confirme qu’une enquête est bien en cours concernant ces 23 bâtiments, situés principalement dans le quartier européen de Bruxelles. Selon lui, la Commission est convaincue que la transaction s’est déroulée conformément aux règles.
"La Commission apportera sa pleine coopération au Parquet européen et aux autorités belges compétentes", précise-t-il. "Nous fournirons toutes les informations et l’assistance nécessaires pour garantir une enquête complète et indépendante."
Officiellement institué en 2021, le parquet européen est un organe indépendant de l'UE chargé de lutter contre la fraude aux fonds de l'Union, et toute autre infraction portant atteinte à ses intérêts financiers (corruption, blanchiment de capitaux, fraude transfrontalière à la TVA).
Cette instance supranationale est chargée d'enquêter mais aussi de poursuivre et traduire en justice les auteurs de telles infractions.
