Le coup d'envoi des célébrations entourant le 450e anniversaire de la Pacification de Gand a été officiellement donné mercredi dans la salle éponyme de l'hôtel de ville gantois. La ville mettra en effet à l'honneur cet accord historique conclu en 1576 pendant un an à travers des expositions, des conférences, des concerts, des podcasts et diverses activités.
Gand commémore les 450 ans de sa Pacification avec des conférences, des visites guidées et une exposition au STAM
Lors de la conférence de presse, plusieurs documents d'archives ont été présentés dans des vitrines, notamment un exemplaire imprimé de la Pacification et la reproduction d'une gravure du XIXe siècle. D'autres pièces seront exposées tout au long de l'année.
La Pacification de Gand a été signée le 8 novembre 1576 à l'hôtel de ville gantois entre les Dix-Sept Provinces révoltées. Cet accord marque une réconciliation temporaire entre les provinces du Nord et celles du Sud, entraîne le départ des troupes espagnoles et suspend la persécution des dissidents. Ce document est considéré comme un moment clé de la coopération politique aux Pays-Bas.
Le programme comprend des visites guidées de la ville et des archives communales, des lectures ou encore une série de six podcasts. L'événement phare sera l'exposition "Villes hérétiques - Révolte dans les Pays-Bas 1566-1585" au STAM, le musée de la Ville de Gand dont l'ouverture est prévue à la fin du mois d'octobre 2027.
L’attraction phare sera l’exposition "Villes hérétiques – Révolte dans les Pays-Bas (1566-1585)" au STAM (Ketterse Steden - Opstand in de Lage Landen 1566-1585). Cette exposition est prévue à partir de fin octobre 2027. Le programme complet sera encore enrichi au cours de l’année par de nouvelles activités.
"Avec cette année commémorative, nous ne faisons pas seulement revivre un moment historique important", a déclaré Astrid De Bruycker, échevine de la Culture (Voor Gent). "Nous rendons aussi ce passé à nouveau pertinent pour tous les Gantois et les visiteurs, à travers des expositions, des conférences, des projets patrimoniaux et artistiques."
Cela se fait en collaboration avec divers partenaires culturels et académiques de Belgique et des Pays-Bas. Selon la Ville, cette année commémorative doit permettre de remettre à l’honneur auprès du grand public le récit historique qui a conduit à la Pacification de Gand.
"C’est en effet une histoire souvent oubliée", explique Tine Decosemaker des Archives de Gand. "C’étaient des temps troublés, marqués par des tensions religieuses, politiques et sociales. Par ailleurs, il y avait le roi d’Espagne Philippe II, en réalité un souverain étranger qui avait déployé ici de nombreuses troupes."
"Ces soldats se sont soudain mutinés parce qu’ils n’étaient plus payés. Et cette situation a été exploitée pour conclure un traité entre les dix-sept provinces des Pays-Bas septentrionaux et méridionaux : la Pacification de Gand. Celle-ci prévoyait notamment le départ de toutes les troupes espagnoles des Pays-Bas, la protection des différentes religions et une meilleure coopération entre les provinces."
