La ville de Bruges (Flandre occidentale) va contraindre les promoteurs immobiliers à investir dans le logement à prix abordable. Pour les grands projets, les promoteurs auront le choix : soit construire eux-mêmes les maisons ou appartements, soit verser une contribution à un fonds urbain. "La moitié des familles brugeoises éprouvent des difficultés à trouver un logement abordable", expliquait l'échevin Mathijs Goderis (Vooruit) à Radio 2.
Bruges obligera les promoteurs immobiliers à investir dans du logement à prix abordable : "La moitié des familles ne trouvent pas d'habitation"
La nouvelle règle sera d’application pour les nouveaux projets immobiliers d’au moins 1.000 mètres carrés. Au moins 6,5% de ce projet devra être constitué de logements à prix abordable. Les promoteurs qui ne construiront pas eux-mêmes les maisons et appartements qu’ils mettront ensuite en vente devront s’acquitter auprès de la ville d’une taxe de 80 euros par mètre carré construit.
"Nous ferons une exception pour la réhabilitation du patrimoine protégé", précise Goderis. "Et pour développer des logements abordables, plusieurs options sont envisagées. Il pourrait s'agir de construire des logements locatifs à loyer modéré ou de transférer des terrains à la société de logement Vivendo. Si les promoteurs décident de contribuer financièrement au fonds, nous utiliserons cet argent pour financer nous-mêmes des projets de logements abordables."
26.000 ménages
“Près de la moitié des familles brugeoises éprouvent des difficultés à trouver des logements à des prix qu’ils puissent payer. Une partie d’entre elles a droit à un logement social, mais une autre grande partie n’y a pas droit et ne trouve pas d’habitation sur le marché privé de la location. C’est avant tout pour ce groupe de 26.000 ménages que nous introduisons les nouvelles mesures", indique l’échevin brugeois.
La ville de Bruges suit ainsi l’exemple d’autres cités flamandes, comme Courtrai (Flandre occidentale) et Gand (Flandre orientale). "Nous devons faire quelque chose. Si nous n’intervenons pas, le nombre de familles qui ne trouvent pas de logement ne fera que croître", conclut Mathijs Goderis.
