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Industrie en Flandre

Le gouvernement flamand libère deux milliards d'euros pour soutenir davantage son industrie

Le ministre-président flamand et ministre de l'Innovation, Matthias Diependaele, annonce que son gouvernement débloque deux milliards d’euros supplémentaires pour soutenir l’industrie de sa Région. Le secteur est en difficulté : les investissements font défaut et les entreprises ferment leurs portes ou suppriment des emplois. L'investissement sera notamment destiné au développement de projets en matière de durabilité. Concrètement, le gouvernement prendra en charge une partie du risque lié aux nouveaux projets de réduction des émissions de CO2. Ce montant s'élèvera à 100 millions d'euros en 2028, puis à 200 millions d'euros par an à partir de 2029, pendant 10 ans.

Anne François Belga
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L’an dernier, un appel avait été lancé pour développer des projets pilotes dans le secteur de la transition écologique. Avec 70 millions d'euros répartis sur 10 ans, cet appel portait notamment sur des investissements dans des chaudières électriques et des pompes à chaleur industrielles, soit des technologies-clés pour rendre plus durables les processus de chauffage de l'industrie, très énergivores.

Le gouvernement flamand entend désormais pérenniser cette initiative, en augmentant considérablement le budget qui lui est consacré. À hauteur de deux milliards d'euros, l'investissement représente le montant "le plus important jamais accordé en Flandre pour un seul programme consacré à l'industrie", souligne le ministre Diependaele.

Concrètement, un premier investissement de 100 millions d'euros sera réalisé en 2028. À partir de 2029, le secteur se verra accorder une enveloppe annuelle de 200 millions d'euros, pendant dix ans.

Soutien gouvernemental innovant

Ces investissements prendront la forme de "contrats pour la différence", soit une "forme innovante de soutien gouvernemental qui s'écarte fondamentalement des subventions classiques", détaille le ministre-président flamand. "Jusqu'à présent, le soutien était axé sur la construction de nouvelles installations techniques. Désormais, nous les rendons abordables pendant la phase d'utilisation. De cette façon, nous contribuons non seulement aux coûts d'investissement, mais aussi aux coûts d'exploitation", explique Matthias Diependaele.

L'instrument permettra ainsi de financer les coûts opérationnels des infrastructures, dont les coûts d'exploitation et de maintenance, sur une période de plusieurs années.

La décision a été saluée par l'organisation patronale flamande Voka. Cette dernière estime que les investissements devront être dirigés en priorité vers des projets industriels consacrés au captage, au transport et au stockage de CO2. "Si le gouvernement participe aux investissements industriels en matière de durabilité, l'ensemble de l'économie en récoltera les bénéfices", a souligné le directeur général du Voka, Frank Beckx.

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