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La vallée de l'Yser

La Flandre occidentale et la France renforcent leur collaboration pour lutter contre les inondations dans la vallée de l'Yser

La province de Flandre occidentale va intensifier sa collaboration avec la France dans le cadre du projet PROVALI, afin de lutter contre les inondations et la sécheresse dans la vallée de l'Yser. Cette collaboration transfrontalière permettra d'identifier les zones nécessitant encore des investissements pour prévenir de futures inondations. Un budget de 4 millions d’euros y sera consacré.

Anne François
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Il y a deux ans, la région du Westhoek était inondée, notamment à cause du débordement de l'Yser suite à de fortes pluies. L'eau s'écoulait alors de la France vers la Flandre occidentale en traversant la région de l'Yser, située en altitude.

"L'Yser a un débit et une largeur spécifiques, et le relief joue également un rôle", expliquait le député provincial Bart Nayaert à Radio 2. "Il est important d'avoir une vision d'ensemble de la situation du côté français, afin de savoir où créer au mieux des zones de rétention d'eau. Ainsi, Roesbrugge et Stavele, par exemple, seront moins exposées aux risques d'inondation."

La vallé de l'Yser inondée

Modernisation du complexe éclusier de Fintele

"Du côté français comme du côté flamand, on collabore à la cartographie et à la modélisation du bassin de l'Yser. L'objectif est d'évaluer conjointement l'ensemble de la zone et de déterminer les mesures de protection contre les inondations appropriées de part et d'autre de la frontière. Le projet comprend également plusieurs investissements concrets, comme la modernisation du complexe éclusier de Fintele, au confluent de l'Yser et du canal de Lo. Des investissements moins importants sont également réalisés ailleurs, comme l'élargissement des berges afin d'accroître le volume d'eau disponible."

"Il nous reste encore beaucoup à faire pour maîtriser les risques d'inondation", poursuit Bart Nayaert. "Si nous n'engageons pas de discussions approfondies et documentées, on aura toujours tendance à donner la faute à l'autre région. Aujourd'hui, la volonté de collaboration est claire des deux côtés et des ressources sont déployées : le montant total dépasse les 4 millions d'euros."

Collaboration intensifiée

"Une collaboration avec la France existait déjà, mais c'est la première fois qu'elle atteint une telle ampleur. Les projets sont souvent bloqués car on nous demande d'effectuer des recherches supplémentaires. Grâce à ce projet, nous avons finalisé ces recherches et les données nécessaires, ce qui nous permet de poursuivre efficacement notre travail, même de l'autre côté de la frontière."

L'objectif est que cette recherche serve de base à d'autres projets comportant plusieurs mesures ciblées. "D'autres projets suivront certainement, et certains sont déjà en cours. Prenons l'exemple de l'augmentation des capacités de stockage d'eau en France, qui pourrait également servir à l'irrigation des agriculteurs. En France, des maisons sont même démolies dans certaines zones pour libérer de l'espace pour l'eau. Le dragage de l'Yser ou d'autres cours d'eau pourrait également être envisagé. Tout sera désormais décidé conjointement sur la base de données probantes."

Projet de trois ans et demi

Ce projet, d'une durée de trois ans et demi, est piloté par la province de Flandre occidentale. En Flandre ce sont l'Agence flamande des voies navigables (De Vlaamse Waterweg), l'Agence flamande de l'environnement (VMM), le Laboratoire d'hydraulique et le Zuidijzerpolder qui y participent.

Du côté français, l'Union Syndicale d'Aménagement Hydraulique du Nord (USAN) et l'Établissement Lys-Yser sont les partenaires de la mise en œuvre. DREAL Hauts-de-France, l'Institution Intercommunale des Wateringues et l'Agence de l'Eau Artois-Picardie sont les partenaires de soutien.

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