Le parquet de Bruxelles a ouvert une information judiciaire pour enquêter sur de potentiels détournements de fonds publics et "prises d'intérêt", des infractions pénales concernant le projet de numérisation et de centralisation des informations policières. L'information est révélée mardi par le quotidien Le Soir. Le parti d’opposition Vlaams Belang réclame la création d’une commission d’enquête parlementaire.
Le parquet de Bruxelles ouvre une information judiciaire concernant I-Police, le Vlaams Belang réclame une commission d'enquête
Le procureur du Roi de Bruxelles, Julien Moinil, a indiqué au journal avoir décidé d'ouvrir un dossier après l'annonce de l'arrêt d'I-Police, fin décembre, par le ministre de l'Intérieur Bernard Quintin (MR) et la publication de plusieurs articles au sujet de cet énorme projet de numérisation et de centralisation des informations policières. Les devoirs d'enquête ont été confiés à la police judiciaire fédérale (PJF) de Bruxelles, avec l'appui de l'Office central pour la répression de la corruption (OCRC).
Interrogée par Le Soir, l'entreprise française chargée du projet Sopra Steria a indiqué qu'elle "coopérerait pleinement" à l'enquête si elle était sollicitée. Le ministre Quintin et la police fédérale n'ont pas souhaité réagir.
Le projet I-Police a englouti 75,8 millions d'euros d'argent public avant d'être abandonné.
Demande d'une commission d’enquête parlementaire
Le parti d’opposition Vlaams Belang souhaite la création d’une commission d'enquête parlementaire sur le projet i-Police. C’est ce qu’a déclaré Ortwin Depoortere (Vlaams Belang), président de la Commission de la Chambre sur les Affaires intérieures.
La Commission de la Chambre doit cet après-midi déterminer les modalités des auditions concernant i-Police, suite aux demandes formulées précédemment par plusieurs partis d’opposition.
Alors que le parquet de Bruxelles a ouvert une enquête judiciaire sur de possibles détournements de fonds publics et conflits d’intérêts dans ce dossier, le Vlaams Belang souhaite aller plus loin et confier à une commission parlementaire le soin d’examiner la question en profondeur.
