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La Villa Les Tilleuls, vue de l'arrière. Elle est située sur la Naamsesteenweg à Heverlee.

L'unique villa Art nouveau des environs de Louvain est à vendre pour 1,9 million d'euros

À Heverlee, dans l’entité de Louvain en Brabant flamand, une propriété exceptionnelle est à vendre : il s’agit de la seule villa Art nouveau de la région louvaniste. La Villa Les Tilleuls, classée monument historique, a été conçue en 1906 par l’architecte Augustin van Arenberg et se distingue par ses boiseries et vitraux uniques, mais aussi son jardin d’hiver. Des concerts de musique de chambre y sont régulièrement donnés. Son prix est fixé à 1,9 million d'euros.

Anne François
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"Cette maison est véritablement unique. Elle présente des détails typiques de l'Art nouveau : des boiseries remarquables, des vitraux, un escalier monumental, des carrelages authentiques et jardin-parc", expliquait à Radio 2 Ellen Bollaerts, de l’agence immobilière Teherbestemmen.

Conçue au début du 20e siècle par l'architecte Augustin van Arenberg, à la demande de Marie-Louise Elisabeth de Joncker, la maison a connu plusieurs propriétaires au fil du temps. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le locataire y fit construire un bunker.

L'escalier monumental de la villa

En 1958, elle fut rachetée par Guy Malengrau (fils de l’un des premiers propriétaires), qui y vécut jusqu’en 1974. Il la rénova, la maison ayant beaucoup souffert de la guerre et d'un manque d'entretien. Il embellit le jardin environnant, qui avait servi de champ de pommes de terre pendant la guerre, en y aménageant un étang, un court de tennis et un terrain de football. Autour du hêtre brun, il construisit une chaumière où il installa des animaux exotiques.

Cependant, la villa tomba de nouveau en ruine. En 1974, le couple Demaerel-Marques acquit la propriété et décida de la sauver de la démolition. La villa fit l'objet de plusieurs restaurations. Plus récemment, elle a cependant été peu entretenue. L’agence immobilière recherche donc un acquéreur désireux d'entreprendre des travaux de rénovation avec soin, puisqu’il s'agit d'un bâtiment classé, précise Ellen Bollaerts.

Un vitrail, au-dessus d'une cage d'escalier

Beaucoup d’éléments authentiques

La salle à manger, aux tons verts, mêle les styles Louis XVI et Art nouveau. Une pièce est décorée dans un style néoclassique. La large porte donnant sur le jardin d'hiver s'inspire de l'Art nouveau.

Vue sur le jardin d'hiver

Chaque façade présente une conception unique. La façade ouest se composait autrefois de trois parties : une entrée carrossable avec une orangerie sous un toit de tuiles bas (aujourd'hui disparu), l'espace central réservé au personnel avec une petite salle à manger et un porche, et les quartiers des domestiques à l'étage, et puis le corps principal, le tout sous un toit mansardé.

Les fenêtres, de formes, largeurs et hauteurs variées, reflètent leur fonction. La façade sud, donnant sur le jardin, est particulièrement richement ornée grâce à son asymétrie et à la diversité de ses fenêtres. Le pignon pointu, surmonté d'une girouette (photo), contraste avec les toits mansardés des corps principaux. Le jardin d'hiver, en saillie, domine la façade est.

Rénovation indispensable

D’après Ellen Bollaerts, plusieurs possibilités de reconversion s'offrent à cette villa. "On pourrait la transformer en maison familiale, en chambres d'hôtes, ou en logements de courte durée pour des artistes ou expatriés. Un espace commercial combiné à des logements est également envisageable. En revanche, elle ne peut être convertie en résidence étudiante."

La villa offre une surface habitable de 860 m², avec de petits salons et de vastes pièces de réception. Son prix est de 1,9 million d'euros. "Pour l'acquéreur idéal, passionné de patrimoine et doté d'une vision de reconversion, il s'agit d'une opportunité unique".

Une autre sortie, vers le jardin-parc de la villa

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