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Actuellement, un accompagnateur se trouve encore toujours à bord du bus autonome

Louvain est la première ville d'Europe à mettre en service un bus autonome pour passagers dans la circulation urbaine

Les passagers de la société de transports en commun De Lijn peuvent embarquer depuis ce jeudi dans un bus autonome dans la ville universitaire de Louvain (Brabant flamand). Le véhicule circule sans conducteur, mais avec un accompagnateur, sur la nouvelle ligne 16. Parmi les premiers voyageurs, on trouvait ce jeudi le ministre fédéral de la Mobilité Jean-Luc Crucke, son homologue flamande Annick De Ridder, et le bourgmestre de Louvain, Mohamed Ridouani. Louvain est ainsi la première ville européenne à disposer d'un bus autonome transportant des passagers. Il relie la gare de Heverlee à la gare de Louvain et est accessible gratuitement à tous ceux qui souhaitent tester le système.

Anne François Belga
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Deux petits bus autonomes de la société De Lijn effectuent déjà des tests depuis septembre dernier à Louvain et dans sa périphérie. Ils le faisaient sans passager, jusqu'à ce que les tests soient suffisamment concluants en termes de sécurité. Cette phase d'essai est à présent terminée. C'est la première fois en Europe qu'une société de transports publics propose des trajets en véhicule autonome.

"La Flandre veut être pionnière dans les véhicules autonomes", commentait la ministre flamande de la Mobilité De Ridder. "Nous avons longtemps pensé que la conduite autonome relevait de la science-fiction, mais ce n'est pas le cas. Nous entendons profiter de cette législature pour passer de la phase test à l'usage pratique." Aucun timing n'est avancé pour un plus vaste déploiement de la technologie en Flandre, mais d'autres villes sont demandeuses, si l’on en croit la ministre qui précise que certains écueils législatifs doivent encore être levés.

L’accompagnateur encore obligatoire

Le parcours démarre en gare de Louvain et se termine dans le centre d'Heverlee. Il compte neuf arrêts répartis sur un tronçon de 4 kilomètres, pour une durée de 18 minutes. Un trajet dans ce bus, qui peut transporter 8 personnes, coûte autant qu'un ticket normal.

Dans un premier temps, un chauffeur sera encore placé à l'avant du véhicule, notamment pour répondre aux questions des voyageurs ou pour intervenir si c’était nécessaire. Ensuite, le chauffeur occupera l'une des places situées à l'arrière.

Les conducteurs de la compagnie De Lijn ne doivent pas craindre l'arrivée sur le réseau de tels véhicules en termes de concurrence. "Nous rencontrons aujourd'hui énormément de difficultés à trouver des chauffeurs", rappelle la ministre régionale. "A certains moments de pointe de la journée, une partie de la pénurie du personnel pourrait être comblée par le transport autonome. Mais les navettes autonomes restent une offre complémentaire à la flotte classique."

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Louvain pas choisi par hasard

Le fait que Louvain soit la première ville européenne à franchir le pas n'est pas un hasard. Selon le bourgmestre Mohamed Ridouani, la ville offre un terrain d'expérimentation idéal. "Nous avons de nombreux cyclistes, une circulation dense, des écoles et une grande gare, le tout à proximité les uns des autres. Si cela fonctionne ici, cela peut fonctionner ailleurs."

Étonnamment, aucun aménagement majeur du réseau routier n'a été nécessaire. Le bus doit pouvoir s'adapter aux conditions de circulation existantes. "C'est aussi le plus grand défi", ajoute Ridouani. "Il faut tenir compte des intersections, des cyclistes qui surgissent soudainement et des autres usagers de la route. Mais le système prouve que c'est possible."

Parallèlement, la ville envisage déjà de nouveaux itinéraires, comme un contournement du périphérique de Louvain. "Imaginez un bus de ce type circulant en permanence sur ce trajet", s'exclame Ridouani. "Cela rendrait les transports publics plus fréquents et accessibles, sans être tributaires d'horaires fixes."

Selon le bourgmestre, le transport autonome s'inscrit dans une vision plus large de la mobilité. "L’avenir, c’est un réseau de transports publics toujours disponible", affirme-t-il. "24 heures sur 24, abordable et accessible à tous."

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