La ministre de l'Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, veut encourager le retour volontaire de Syriens dans leur pays d’origine, maintenant que le régime de Bachar al-Assad est tombé, en augmentant l'aide à la réintégration. C’est ce qu’elle a annoncé ce jeudi. Les Syriens qui sont encore en cours de procédure d’asile et qui décident rapidement de rentrer volontairement pourraient bénéficier d’une aide de 5.000 euros.
La ministre Van Bossuyt veut encourager le retour des Syriens en leur accordant jusqu'à 5.000 euros d'aide à la réintégration
La ministre participe ce jeudi au Conseil européen informel Justice et Affaires intérieures à Chypre. Le retour des Afghans et des Syriens vers leur pays figure à l'agenda de cette réunion. Cette aide consiste en un soutien concret dans le pays d'origine, qui est coordonné au préalable avec les organisations partenaires dans ce pays.
Il ne s'agit pas d'argent liquide, mais plutôt d'une aide au logement, à la formation, aux soins médicaux ou au démarrage d'une activité économique. Cette aide est partiellement financée par l’Union européenne.
Plus les Syriens demandent rapidement à bénéficier de ce soutien, plus le montant sera élevé. S'ils sont engagés dans une procédure d'asile et choisissent le retour volontaire, ils pourront compter sur une aide à la réintégration de 5.000 euros. Ceux qui restent plus longtemps dans la procédure verront cette aide diminuer. Ceux qui se trouvent actuellement en situation irrégulière dans le pays et souhaitent rentrer peuvent compter sur quelque 3.000 euros.
"Nous voulons encourager les demandeurs d'asile qui peuvent rentrer chez eux à reconstruire leur vie dans leur pays d'origine le plus rapidement possible. C'est dans leur intérêt, mais cela représente également une économie importante pour notre pays par rapport à l'accueil de ces demandeurs d'asile dans un centre d'accueil. Cette aide est unique et est, dans la mesure du possible, assortie d'une interdiction d'entrée sur le territoire, afin d'éviter les 'portes tournantes' qui permettraient à certaines personnes d'abuser du système", a précisé Anneleen Van Bossuyt.
