La ville de Courtrai, en Flandre occidentale, lance une campagne de lutte contre les agressions envers son personnel. En 2024, la ville a enregistré 162 signalements d'agressions, mais le nombre réel est bien plus élevé. Ces agressions vont des cris et injures aux violences physiques, voire au harcèlement.
"Aboyer c'est pour les chiens": Courtrai lance une campagne pour lutter contre les agressions envers ses employés communaux
Les agressions envers les employés communaux sont malheureusement devenues monnaie courante. Jurgen Seys, qui travaille au centre de recyclage de Rollegem, en a été victime il y a un an. "Un homme et son fils adolescent sont arrivés. Je leur ai expliqué quel déchet devait être jeté dans quel conteneur et j'ai précisé que certains types de déchets étaient payants", raconte Jurgen.
"L'homme s'est alors mis en colère. Son fils est sorti de la voiture et m'a attrapé à la gorge. Un collègue a dû m'aider à le dégager. J'étais traumatisé. Nous avons porté plainte à la police. Depuis, cet homme n'est plus le bienvenu dans aucun centre de recyclage de la ville."
Les cas se multiplient
L’incident du parc à conteneurs "n'est pas un cas isolé", témoigne Giovanny Saelens, échevin aux Affaires sociales à Courtrai. "Près de la moitié des signalements proviennent du personnel du Centre public d'aide sociale (CPAS). Nos agents sont très sensibles, mais parfois, les choses vont trop loin. Pourtant, ils s'efforcent d'aider les autres."
Les affiches déployées dans le cadre de la campagne de sensibilisation insistent sur l'importance du dialogue. "Aboyer, c'est pour les chiens", "Crier, c'est pour les mouettes" et "Grogner, c'est pour les chats" sont les trois slogans destinés à sensibiliser le public.
"Cette campagne de sensibilisation ne changera peut-être pas le monde", admet Giovanny Saelens. "Mais elle montre que nous, en tant que conseil communal, soutenons nos agents et que nous demandons aux gens d'être plus respectueux envers notre personnel."
