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Le ministre-président flamand Matthias Diependaele (archives)

A Davos, le ministre-président Diependaele constate que "la Flandre est encore toujours une Région attractive pour les investisseurs étrangers"

Les entreprises étrangères ont investi l'an dernier 3,79 milliards d'euros en Flandre, soit bien moins que les quelque 5 milliards enregistrés annuellement au cours des trois derniers exercices. Mais d’après le ministre-président Matthias Diependaele, la Flandre continue a attirer de nombreux investisseurs étrangers, y compris américains. Aux côtés du directeur de l’agence Flanders Investment & Trade, Piet Demunter, il rencontrera cette semaine 40 investisseurs internationaux au Forum économique mondial de Davos, notamment dans le Flanders Room (vidéo).

Anne François Belga
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Le nombre de projets d'investissements étrangers enregistrés en Flandre en 2025 et les emplois qui y sont associés sont en revanche en augmentation sur un an, d’après des chiffres fournis par le ministre-président Matthias Diependaele à l'occasion du Forum économique mondial. "Avec 285 nouveaux projets représentant 5.870 nouveaux emplois, nous avons atteint un niveau record en matière de nombre de projets. Nous avions fait encore mieux en 2021 - 295 projets à l'époque - mais il y avait alors eu un effet de rattrapage après l'année Covid de 2020", soulignait le nationaliste flamand à Davos.

Les États-Unis demeurent le premier investisseur étranger en Flandre, tant en nombre de projets (56) que de création d'emplois. Avec 60% des investissements, les pays européens restent ensemble majoritaires, mais perdent du terrain face aux États-Unis et à la Chine.

"Nos grands atouts sont notre logistique et notre localisation centrale, notre main-d'œuvre spécialisée, nos entreprises innovantes et les institutions de recherche. Le fait que les États-Unis restent le plus grand investisseur, même en ces temps houleux, souligne la force de notre écosystème", estime Matthias Diependaele.

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La crainte d’une guerre économique avec les Etats-Unis - dont menace le président Donald Trump s’il ne parvient pas à acquérir le Groenland - est bien présente à Davos, mais une partie des investisseurs la voient aussi comme un encouragement à diversifier leurs relations économiques.

"Les Etats-Unis représentent 14% du commerce mondial", indiquait Frank Beckx (photo) à VRT NWS, "mais cela veut dire que les 86% restants proviennent du reste du monde". L’administrateur-délégué de l’organisation patronale flamande Voka estime donc qu’il faut diversifier ses contacts dans le monde et "surtout améliorer la situation dans l’Europe. Toutes les barrières non-tarifaires qui y subsistent doivent être éliminées, afin de renforcer notre marché intérieur".

D'après Frank Beckx, les chiffres montrent également que le nombre de grands projets d'investissement en Flandre est en baisse. "L'industrie, qui représente habituellement la majeure partie des investissements, est en crise. Les États-Unis étaient et restent notre principal partenaire commercial pour le moment. L'économie flamande a donc beaucoup à perdre d'une détérioration des relations avec les États-Unis. Nous devons nous préparer à tous les scénarios et, par conséquent, établir d'urgence de meilleures relations commerciales avec d'autres blocs commerciaux internationaux tels que le Mercosur, l'Inde et l'Australie."

Frank Beckx, CEO du Voka

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