Elia prendra 60 jours supplémentaires pour examiner les objections reçues contre le futur projet de ligne à haute tension qui transportera l'électricité produite par les parcs éoliens offshore vers les zones terrestres en Flandre. Une partie de la ligne étant aérienne, le projet a suscité de nombreuses protestations.
Le gestionnaire de réseau Elia s'accorde 60 jours en plus pour examiner 2.500 objections au projet Ventilus
Le projet Ventilus, qui devrait s’étendre sur 82 kilomètres, doit permettre d'acheminer la production d’énergie éolienne offshore de la mer du Nord vers l’intérieur de la Belgique. Un quart du tracé est constitué d'une nouvelle ligne aérienne, et les lignes aériennes existantes seront renforcées sur une grande partie du parcours. De plus, soixante nouveaux pylônes à haute tension seront construits. Dix kilomètres du projet seront souterrains.
C’est le gestionnaire du réseau Elia qui construira cette ligne. Mais au terme de l’enquête publique, il vient d’annoncer qu’il s’accorde 60 jours supplémentaires pour examiner le grand nombre d'avis, de questions et de réactions recueillis. Pas moins de 2.500. Ce qui entraînera un report de 60 jours du traitement des demandes de permis d'environnement.
Une nouvelle enquête publique sera organisée. "Elia souhaite prendre le temps de tenir compte de tous les avis qui ont été et seront soumis", indique l'entreprise. Elle maintient néanmoins son ambition de démarrer la construction de la ligne cette année encore. "Ventilus reste dans les délais", assure le gestionnaire du réseau.
Lors de la consultation publique sur les demandes d'autorisation environnementale, Elia a organisé des réunions d'information sur le projet. Même pendant ces réunions, de nombreuses protestations se sont manifestées contre Ventilus, notamment dans les communes où la ligne à haute tension doit être aérienne.
