Une nouvelle manifestation d'agriculteurs a lieu depuis jeudi soir aux abords de l'aéroport de Zaventem (Brabant flamand). Des dizaines de tracteurs sont stationnés au rond-point de l'aéroport de fret de Brucargo à Melsbroek. Ils bloquent le trafic de marchandises, mais n'ont pas d'impact sur les passagers. Des ralentissements sont à prévoir dans le secteur de Haachtsesteenweg. La manifestation contre l’accord de libre-échange entre les pays du Mercosur et l’Union européenne se poursuivra jusqu'à samedi matin. C’est en tous cas ce qu’a indiqué ce vendredi matin le syndicat agricole flamand ABS, à l'initiative du mouvement.
Des agriculteurs bloquent un accès à l'aéroport de fret à Zaventem et veulent rester à Brucargo jusqu'à samedi
Les agriculteurs bloquent depuis jeudi vers 19h l'entrée de Brucargo, le terminal de fret aérien de Brussels Airport, à l'aide de tracteurs. Les manifestants ne laissent passer les camions que pendant une dizaine de minutes toutes les 30 minutes, explique une porte-parole de l'aéroport. "La circulation aux abords de Brucargo est perturbée. Des embouteillages se forment. Les vols se déroulent cependant sans problème", ajoute-t-elle.
Brussels Airport souligne toutefois que les agriculteurs autorisent le passage des véhicules médicaux prioritaires.
Les agriculteurs entendent une nouvelle fois marquer leur opposition à l'accord de libre-échange entre l'UE et les pays du Mercosur, auquel une majorité de pays européens a finalement donné son feu vert vendredi dernier. Le Parlement européen doit encore se prononcer sur l'accord.
"Mais cela va au-delà du seul Mercosur", commente Mark Wulfrancke, chargé de projets au sein de l'Algemeen Boerensyndicaat (ABS). "L'avenir entier de la production alimentaire locale et durable est compromis, également à cause des législations flamande et fédérale. Nous resterons certainement encore ici jusqu'à samedi matin", assène-t-il.
"En réalité, je n'aime pas manifester ici, je préférerais être chez moi. Mais je suis obligé d'être ici avec tous les autres agriculteurs pour faire entendre notre voix", concluait Mark Wulfrancke.
