Après le Nouvel An, la Coupe d’Afrique des Nations a également été à l’origine de nouvelles émeutes dans certains quartier de Bruxelles. Le député bruxellois Ilyas Mouani (Vooruit) plaide pour une approche plus sévère. "Certains jeunes n’apprennent qu’à jouer au ping-pong dans les établissements pour jeunes délinquants" a-t-il déclaré à BRUZZ.
Le député bruxellois Ilyas Mouani propose le bracelet électronique pour les fauteurs de trouble récidivistes
"Que ce soient les émeutes lors du Nouvel An ou lors des matchs de football dans le cadre de la Coupe d’Afrique des Nations, plusieurs quartiers de Bruxelles ont été le théâtre d’incidents violents", déclare Ilyas Mouani à BRUZZ. "J’en ai assez de mener chaque année le même débat. Il est grand temps de montrer plus de fermeté. Les jeunes qui commettent des actes de vandalisme ou mettent en danger les services de secours doivent être plus lourdement sanctionnés. Ils ne devraient plus jamais oser recommencer."
La réalité est cependant différente, selon le député. "Ils osent le faire, justement parce que les sanctions ne sont pas suffisamment dissuasives. Un établissement pour jeunes délinquants n’est pas toujours la solution idéale. Certains jeunes n’y font que du ping-pong et en sortent avec un sentiment de fierté encore plus grand vis-à-vis de leurs actes."
Bracelet électronique
Lorsque les jeunes récidivent, Ilyas Mouani voit davantage d’efficacité dans le port d’un bracelet électronique. "Ils devraient, par exemple, être obligés de rester à la maison pendant ou après les matchs à risque. On ne les isole pas de la société : ils peuvent continuer d’aller à l’école ou au travail. Mais ils doivent être à la maison à 16 heures, comme l’exigeraient des parents vigilants."
Ilyas Mouani souhaite présenter sa proposition au parlement. "Dans ce cadre, je veux soumettre un projet de loi avec Vooruit via nos collègues fédéraux ou, à Bruxelles, via les bourgmestres." La justice relève en effet des compétences fédérales, mais localement, le bourgmestre dispose de pouvoirs policiers pour garantir l’ordre public.
Assumer leurs responsabilités
Le député propose également que les jeunes soient obligés d’accompagner les interventions de la police, des pompiers ou des ambulances. "Cela leur apprend à assumer leurs responsabilités et à comprendre que les feux d’artifice peuvent provoquer de graves accidents."
Mouani a lui-même grandi dans la cité Modèle, un lotissement social situé à Laeken. "Je viens moi-même d’un quartier difficile", explique-t-il. "Mais ce n’est pas une excuse pour détruire notre société."

