Au cours de ces derniers jours, le ministre fédéral de la Défense Theo Francken (photo) a pris contact avec les ambassadeurs des États-Unis en Belgique, Bill White, et à l'Otan Matthew Whitaker, à propos des menaces du président Donald Trump sur le Groenland. C’est ce qu’il a indiqué ce mercredi à la Chambre. Quant au ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot, il a rencontré le secrétaire d'État américain Marco Rubio à Washington. Ils ont abordé les enjeux mondiaux majeurs du moment.
Le ministre de la Défense Francken a contacté les ambassadeurs des États-Unis en Belgique et à l'Otan à propos du Groenland
"L'Otan reste la pierre angulaire de notre défense collective, et je pense qu'il est important que nous continuions à dialoguer et à oser discuter de tout", a expliqué le ministre Francken en commission de la Défense de la Chambre. Il a qualifié de "particulièrement pénible" le fait que le Danemark, l'un des alliés les plus fidèles de l'Otan, soit ainsi dans le collimateur des Américains.
"Cette question doit être discutée de manière adulte. Personne n'a intérêt à ce qu’une querelle éclate au sein de l'Otan, à part nos ennemis. Je suis convaincu que des initiatives seront prises dans les prochains jours, en coulisses ou sur le devant de la scène, pour sortir de cette situation. C'est mon espoir et je pense que cela va fonctionner", a-t-il ajouté.
Le ministre a précisé qu'il n'était pas question d'envoyer des troupes belges au Groenland pour défendre le territoire. "Il n'y a actuellement aucune demande en ce sens, ni de la part de l'Otan, ni de l'Union européenne, ni du Danemark." La veille, le Premier ministre Bart De Wever a marqué le soutien de la Belgique à une déclaration de sa collègue danoise Mette Frederiksen et de plusieurs autres pays d'Europe pour le respect mutuel de la souveraineté entre alliés de l'Otan.
Prévot a rencontré le secrétaire d'État Marco Rubio
Le ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot a rencontré le secrétaire d'État américain Marco Rubio à Washington. Ils ont abordé les enjeux mondiaux majeurs du moment, a indiqué son cabinet mercredi matin.
Dans un message diffusé sur X, le chef de la diplomatie belge a déclaré que ces discussions intervenaient à un "moment charnière pour le monde", évoquant un échange "ouvert et franc". Le ministre a précisé qu'ils avaient abordé un large éventail de sujets, notamment le Groenland, le Venezuela, l'Ukraine, la République démocratique du Congo et le Moyen-Orient. Bien que des différences existent, Maxime Prévot a souligné aussi "de fortes convergences et des responsabilités partagées" entre la Belgique et les États-Unis.
Selon le département d'État américain, la réunion a porté sur la situation au Venezuela, l'importance de la coopération dans la lutte contre le trafic de drogue et l'état actuel des négociations de paix à Gaza.
