Le recteur de la Vrije Universiteit Brussel (VUB), Jan Danckaert (photo), voudrait pouvoir se succéder à lui-même à la tête de l’Université Libre néerlandophone de Bruxelles. Il l'a annoncé lundi lors de la réception du Nouvel an de la VUB. Selon Danckaert, "il y a beaucoup de travail à accomplir" et l'Université souhaite mener à bien avec succès le plan de gestion du gouvernement flamand, y compris les coupes budgétaires qui en découlent. Le recteur affirme avoir acquis au cours de la dernière décennie l'expertise nécessaire pour guider l'université à travers cette crise.
Le recteur de la VUB Jan Danckaert est candidat à sa propre succession
Jan Danckaert a souligné que les établissements d'enseignement supérieur bruxellois sont particulièrement touchés par les restrictions budgétaires imposées par le gouvernement flamand à l'enseignement supérieur. Pour la VUB, cela se traduit par une restructuration exceptionnelle d'environ 20 millions d'euros.
"Nous devrons prendre des mesures qu'aucune autre université n'est prête à prendre", a déclaré Jan Danckaert. "Elles suscitent, à juste titre, du mécontentement et de l'incertitude parmi le personnel et les étudiants." D'après le recteur, la direction de la VUB promet une transparence maximale concernant les coupes budgétaires à venir. "Cela se fera en étroite concertation avec les syndicats."
Jan Danckaert souhaite prolonger son mandat de recteur, qu'il occupe depuis 2022, après avoir occupé le poste de vice-recteur pendant dix ans. "Il reste encore beaucoup à faire. Je veux continuer à m'engager envers notre université humaniste et ses valeurs."
Eviter une spirale négative
Selon Danckaert, sa candidature peut empêcher l'université de sombrer dans une spirale négative. "Le monde qui nous entoure évolue rapidement. Les universités, en Flandre et bien au-delà, devront se réinventer dans les années à venir pour garantir l'essor de l'enseignement et de la recherche."
Danckaert critique le message sociétal plus large que véhicule le gouvernement flamand avec les coupes budgétaires dans le secteur. "Ce qui me touche peut-être le plus, c'est que ce à quoi nous avons toujours aspiré en tant qu'université – un lieu d'excellence pour un enseignement et une recherche indépendants – ne semble plus être une valeur partagée et soutenue par notre société."
