Environ 20% des demandeurs d'emploi flamands menacés de perdre leurs allocations de chômage en début d'année, en vertu d’une réforme au niveau fédéral, travaille à nouveau. C'est ce que révèle une enquête menée fin novembre par l'agence flamande pour l'emploi VDAB, auprès du cabinet de la ministre flamande à l'Emploi, Zuhal Demir. Ce sont toutefois principalement des jeunes qui ont retrouvé un emploi. Les personnes plus âgées, au chômage depuis plus de vingt ans, éprouvent davantage de difficultés à trouver du travail.
Près d'un demandeur d'emploi flamand sur cinq qui risquait de perdre ses allocations en janvier a retrouvé du travail
En juillet dernier, le gouvernement fédéral décidait de limiter dans le temps l’octroi d’allocations chômage. La Belgique était en effet à peu près le seul pays qui allouait encore des allocations de chômage de façon illimitée. Dans un premier temps, du 1er janvier au 28 février, les personnes sans emploi depuis 20 ans ou plus et les jeunes bénéficiant d'une allocation d'insertion professionnelle verront leurs allocations disparaître.
En Flandre, 4.784 personnes risquent de perdre leurs allocations, selon les chiffres du VDAB publiés en septembre. Parmi elles, 1.351 font l'objet d'un "accompagnement au bien-être". Cela signifie qu'elles rencontrent des difficultés liées à leur bien-être et à d'autres problèmes si importants que la reprise d'activité est trop difficile. Pour les 3.433 personnes restantes, la reprise d'une activité professionnelle est considérée comme possible.
Le cabinet de la ministre flamande à l’Emploi, Zuhal Demir, indique que 18 % des personnes de ce dernier groupe avaient déjà un emploi fin novembre. Selon les chiffres obtenus par le quotidien Het Laatste Nieuws auprès du VDAB, cela représente précisément 612 personnes.
Parmi les jeunes de 20 à 34 ans, 22 % étaient employés fin novembre. Pour les personnes plus âgées (50 à 64 ans), la transition vers l'emploi s'avère beaucoup plus difficile. Dans cette tranche d'âge, seulement 6 % étaient employés fin novembre.
"Le fait d'avoir obtenu ce résultat fin novembre, avant même la suppression des allocations, est encourageant", estime Zuhal Demir. "Mais ce n'est qu'un début. Dans les mois à venir, nous devons pouvoir orienter encore plus de personnes vers l'emploi. Ce sera plus important que jamais pour le VDAB, et l'organisation sera orientée pour atteindre ce but".
